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APRES LA CHUTE DU MUR - PRESENTATION DE LA SERIE

La série

Auteur : BIEHOUNEK ULRIKE,PETER JAN,WINTERBERG YURY,RIECKER ARIANE
Durée :
Réalisateur : BIEHOUNEK ULRIKE,PETER JAN,THIEL MIRA
Avec la participation de : YLE (RADIO TÉLÉVIS° FINLANDAIS,NHK (NIPPON HYOSAI KYOKAI)
Production : FELDMANN KATRIN,SCHAUER CHRISTOPH,GRASSL MARTIN,ALVAREZ BRILL JOSE,LOOKS FILM & TV,FRANCE TÉLÉVISIONS,ARD
Production déléguée :
Production exécutive : DEDIO GUNNAR
Avec le soutien de :

Diffusions

Dim. 08 novembre 2009 à 21:31, Dim. 08 novembre 2009 à 22:25

Synopsis

A côté de la grande histoire épique de la chute du mur de Berlin, ce docu-fiction en 2 parties rend compte de la petite histoire, plus humaine, plus complexe et plus nuancée aussi. Pour marquer le vingtième anniversaire de la Chute du mur le 9 novembre 2009, et grâce à des témoignages et des archives exceptionnels, ce tournant sans précédent dans l'histoire contemporaine est reconstitué.

Article France 5 [modifier]

Revisiter la grande histoire de la réunification allemande via des histoires personnelles et touchantes de citoyens : tel est le parti pris de ce documentaire fiction en deux épisodes — Les Chemins de la liberté et La Réunification à tout prix. Enrichi d’images d’archives exceptionnelles, il pose un regard neuf sur les événements qui ont changé le visage de l’Allemagne de 1989 à aujourd’hui.


©Steffen Junghans/Looks

©Steffen Junghans/Looks
«Quand le Mur est tombé, c’était comme si quelqu’un nous disait : “Tu vas aller sur Mars” », se souvient Silke Möllmann, étudiante à Berlin-Est en 1989 et tombée amoureuse d’un Allemand de l’Ouest. Sa « petite » histoire, comme une dizaine d’autres, est relatée dans ce documentaire-fiction pour illustrer la grande histoire. Des instantanés personnels, plus humains, plus nuancés aussi, qui rendent compte de la vie d’un soldat de l’armée de l’Allemagne de l’Est, d’une journaliste, d’un couple d’ouvriers ou du maire d’un village…

Le 9 novembre 1989, le Mur tombe, bouleversant le destin de 17 millions de personnes qui, après quarante ans de dictature, découvrent ou retrouvent la liberté de s’exprimer, d’entreprendre et de voyager. L’euphorie gagne la population, l’avenir s’annonce radieux. Mais, très vite, la confiance laisse place au doute : pour de nombreux Est-Allemands, dont la vie était entièrement encadrée par le Parti, le monde s’écroule. De nombreux changements interviennent dès 1990 : boom de la presse, nouvelle monnaie, ouverture des archives de la Stasi (police politique de la RDA), choix de Berlin comme nouvelle capitale…


Le prix à payer

La réunification des deux Allemagnes semble inéluctable. Sous l’impulsion du chancelier Helmut Kohl, l’union politique et monétaire est signée le 3 octobre 1990, à peine un an après la chute du Mur. Il n’y a plus qu’une Allemagne, mais à quel prix ? La mise en application du capitalisme ne se fait pas sans heurts. A l’Est, les entreprises et les biens immobiliers sont bradés, le chômage explose, la situation économique est désastreuse, les références et la mémoire de la population sont dénigrées.

Aujourd’hui, vingt ans après la restauration de l’unité du pays, l’Allemagne de l’Est est toujours vivante dans les esprits. Certains versent même dans l’Ostalgie, la nostalgie du régime communiste. Tant bien que mal, les Ossis (Allemands de l’Est) et les Wessis (de l’Ouest) ont fini par se rassembler, à défaut de se ressembler.

Source : magazine des programmes de France 5



Extraits vidéos en avant-première [modifier]



Entretien avec Gunnar Dedio, producteur [modifier]

©Steffen Junghans/Looks
©Steffen Junghans/Looks
Né en Allemagne de l’Est, Gunnar Dedio a vécu les événements de l’automne 1989 au plus près, l’année de ses 20 ans… Le projet du documentaire-fiction Après la chute du Mur, développé par sa société de production Looks Film, a demandé plus de deux ans de travail.


Où étiez-vous en novembre 1989 ?

Gunnar Dedio : Le 9 novembre était un jeudi, et tous les jeudis à Rostock, où j’habitais, il y avait des manifestations d’opposition au régime, comme dans toutes les villes d’Allemagne de l’Est. En rentrant de la manif avec mon voisin, on a entendu à la radio que le Mur tombait. On ne pouvait pas le croire, on était convaincus que c’était un malentendu, une rumeur. Le lendemain, mes parents et moi sommes allés en Trabant faire la fête à Lübeck, ville-frontière. La fête a duré tout le week-end.


La notion de fête est très présente dans le film, du moins dans la première partie.Mais les lendemains furent difficiles, avec un véritable bouleversement économique…

G. D. : La gueule de bois est arrivée assez rapidement. Les premiers jours, c’était une très grosse fête, mais ce fut vite trop pour les habitants de l’Ouest. Des millions de personnes sont allées à l’Ouest pour regarder, consommer… Dans les premiers jours, la RFA a distribué 100 marks à chacun des visiteurs de l’Est. Il y avait d’énormes bouchons dans les rues, pas assez de place pour loger tout le monde. Quand, politiquement, on a vu que ça coûtait énormément d’argent, c’est devenu encore plus compliqué. Maintenant, à l’Est, tout est neuf, tout a été rénové : les maisons, les rues, le téléphone, les usines. A l’Ouest, l’état des infrastructures est pire qu’à l’Est, ce qui crée des problèmes. Aujourd’hui encore, le chômage est plus élevé à l’Est, et il reste un ressentiment chez pas mal de gens, même vingt ans après.

Pour ce documentaire-fiction, comment avez-vous trouvé les témoins qui racontent des histoires personnelles ?

G. D. : Nous voulions, pour le 20e anniversaire de la chute du Mur, faire un film sur ce qui s’est passé après, puisque les choses les plus intéressantes ont eu lieu à partir de ce moment-là. Comment fait-on pour changer la vie, l’histoire, l’idéologie des 17 millions d’habitants de la RDA ? On a travaillé pendant plus de deux ans avec une douzaine de chercheurs, on a interviewé des centaines de témoins pour trouver des petites histoires qui puissent, de part leur dramaturgie et historiquement, s’insérer dans le documentaire.


Comme l’explique le documentaire, au milieu des années 1990, plus de 50 % des habitants de l’ex-Allemagne de l’Est ne se disaient pas Allemands mais Allemands de l’Est. Qu’en est-il aujourd’hui, notamment dans la jeune génération ?

G. D. : Après la chute du Mur, les gens n’osaient pas déclarer : « Je suis d’Allemagne de l’Est », parce que ça revenait à dire : « Je suis inférieur, je ne suis rien, je ne connais rien. » C’était comme si on balayait 17 millions de biographies en dénigrant ce que les Allemands de l’Est avaient fait. Au milieu des années 1990, ces derniers ont revendiqué leurs origines en achetant des produits de l’Est. Aujourd’hui, même ceux nés plus tard, les étudiants, qui n’ont aucun souvenir de l’Allemagne de l’Est, se déclarent comme étant de l’Est ou de l’Ouest. Pour moi, c’est inquiétant. J’espérais qu’avec la nouvelle génération les différences s’effaceraient, mais malheureusement ce n’est pas le cas… Une anecdote récente m’a redonné un peu d’espoir. Ma fille de 9 ans, qui apprend l’histoire de l’Allemagne à l’école, m’a demandé : « Papa, je sais plus : toi, tu es de l’Ouest ou de l’Est ? »



Entretien avec Philippe Rochot, reporter en Allemagne de l'Est [modifier]

Philippe Rochot, grand reporter, était l'envoyé spécial d'Antenne 2 en Allemagne au moment de la chute du mur de Berlin. Il revient ici sur le déroulement des événements, et décrit la façon dont il l'a vécu, en tant que journaliste, mais surtout en tant que témoin privilégié.



Vidéos bonus : archives personnelles, archives officielles... [modifier]

Comment vivait-on juste avant la chute du mur ? Comment les prémisses de l'ouverture à l'Ouest étaient-ils perçus par la Stasi, cette organe rapporteur de la vie clandestine mais aussi quotidienne des habitants de la RDA ? C'est en regardant des films amateurs, en visionnant des images officielles de la Stasi, confiées par le producteur, que nous sommes revenus avec lui sur l'Allemagne des années 80...


Film amateur : "Dj in the GDR" par Wolle Förster [modifier]


Förster est dj en RDA. Il fait retentir la disko dans les boîtes de nuit et danser les foules !


Comment vivaient les jeunes en 1989 en RDA ?
Gunnar Dédio : Ils étaient décontractés. On s’est bien amusés. Il n’y avait pas à se concentrer pour devenir quelqu’un comme aujourd’hui. Il est vrai cependant que la Stasi posait problème. On ne savait pas qui de nos amis en faisait partie ou pas. Certains faisaient 100% confiance et se rendait compte plus tard qu’ils avaient eu tort ou raison. On évitait juste de parler entre nous de thématiques politiques ou officielles.

Les discothèques étaient-elles infiltrées par la Stasi ?
G.D :Oui. Lors d’un concert donné par un groupe de l’Ouest, quelqu’un s’est approché de moi pour me demander si j’avais aimé et si j’aimerais qu’il y ait plus de concerts de groupes de la RFA. J’ai répondu par l’affirmative et aussitôt un homme de la Stasi est venu vers moi pour me demander mon nom et mon adresse. Il m’a prévenu que quelqu’un notait tout sur moi, que je n’aurais peut-être pas de problème cette fois, mais que ce serait différent la prochaine fois.



Archive de la Stasi : "Punks d'Allemagne de l'Est"[modifier]


Des officiers espionnent depuis une voiture des punks se rendant à un concert.

Pourquoi surveillait-on les punks ?
Gunnar Dédio :Car ils n’étaient pas des socialistes. On ne pouvait comprendre comment des individus et une société socialistes pouvaient donner naissance à ces éléments sales. Ils n’avaient pas ailleurs pas une bonne opinion politique. Il fallait donc tout faire pour les éliminer et retrouver une société propre.

Etiez-vous vous-même un rebelle ?
G.D :De mon côté, j’ai fréquenté l’église, ce qui était bien pire que d’être punk. Ce n’était pas tant pour la religion que nous allions à l’église que parce qu’elle représentait un toit pour exprimer autre chose que la pensée socialiste. On pouvait y vivre autrement, lire, discuter, réfléchir à d’autres alternatives. En tant qu’unique infrastructure indépendante de l’état, c’était un lieu d’opposition et de manifestations. D’ailleurs l’église s’est vidé sitôt le socialisme tombé…



Archive de la Stasi : "Observation at Alexanderplatz, Berlin, 1989"[modifier]


Cette vidéo réalisée en 1989 par la Stasi, probablement à la fin du mois de septembre ou au début d’octobre, est une observation de l’Alexanderplatz, située à Berlin. Vitrine de l’Allemagne de l’Est, elle était particulièrement surveillée et nettoyée. On peut observer l’arrestation par des officiers en civil de personnes peu conformes à « l’esprit socialiste ». L’interpellation d’un homme à la caméra, qui revendique sa liberté de circuler, rappelle cependant le désir d’émancipation de la population. Les badauds ne semblent pas contrariés par la caméra et les arrestations. « Car ils savaient qu’en protestant, ils pouvaient aussi se faire arrêter, mais également car ils étaient habitués à cela », explique Philippe Rochot.

Sur quels critères pouvait-on se faire arrêter ?
Gunnar Dédio : Il ne fallait pas par exemple être barbu, mal habillé, avoir les cheveux longs, être en somme un mauvais socialiste. Il n’y avait pas de liste de ce qu’il fallait faire ou ne pas faire. Si l’on était interrogé par la télévision de l’Ouest, il fallait bien penser à dire que l’on était fier de l’état, etc…

Que risquaient les personnes arrêtées ?
G.D : L’arrestation se terminait au poste de police. S’ensuivaient alors rarement des problèmes physiques, mais plutôt d’énormes pressions psychiques.

Dans la vidéo, on voit un homme s’adresser à la caméra et revendiquer ouvertement la liberté. Ce genre de comportement était-il mieux toléré les mois précédents la chute du mur ?
G.D : A la fin des années 1980, les gens ont commencé à exprimer un ras le bol général du régime et ont décidé de ne plus avoir peur. Mais ce n’est vraiment qu’à la fin de l’année 1988 que l’on pouvait risquer de s’adresser ainsi aux caméras. J’ai par exemple un ami qui s’est fait arrêter à l’âge de 15 ans. En prison, la nuit, la Stasi a exercé sur lui une forte pression psychologique en lui disant que son père perdrait son travail s’il ne coopérait pas avec eux. Il a donc dû observer un groupe religieux pour le compte de la Stasi. En 1988, il a refusé d’espionner. De la même façon, de nombreuses personnes ont d’un coup refusé de collaborer.

Comment reconnaissait-on un officier de la Stasi habillé en civil ?
G.D : Pour certains, il était difficile de les reconnaître, pour d’autres, c’était évident. Ils s’habillaient avec des vêtements « socialistes ». La RDA a produit des vêtements, mais pratiquement tout le monde avait une connexion à l’ouest. Il était important pour la population de ne pas porter que des vêtements socialistes, car ils étaient tristes, gris, vieux, old fashion. Quelqu’un qui ne portait que ces vêtements était bizarre. Il y a également aujourd’hui un dress code. Le directeur de France télévisions porte un costume, les producteurs portent des jeans, avec parfois une veste. Un officier de la Stasi portait souvent une veste en cuir noir, était bien rasé, clean.


Interview Philippe Rochot et Gunnar Dédio : Sévérine Correyeur pour france5.fr. Remerciements à Philippe Rochot, Gunnar Dédio et Lookfilms pour leur concours dans la réalisation de ce dossier.

COMMENTAIRES

(les 2 derniers commentaires sur 2 - Afficher tous les commentaires )
photo Par Anonyme, le 09/11/09 à 15:08
Paradox…alement...
Le 9 novembre 1989, en abattant le « Mur de la honte », le capitalisme se glorifie avec éclat d’avoir porté victorieusement l’estocade mortelle au système communiste de la RDA après l’avoir durant des années infiltré, miné et corrompu dans le fragile équilibre de la guerre froide latente. Aussi l’implosion de cet État a-t-elle entraîné l’effondrement de ses institutions et bouleversé les rapports sociaux et humains, transformant une société altruiste et désintéressée en une société individualiste et égoïste, celle du chacun pour soi, et faisant émerger çà et là un nationalisme renaissant, surtout à l’Est où le chômage inexistant sous le régime communiste est apparu brutalement et devenu un véritable fléau social avec au moins 20 % de chômeurs, où les salaires sont toujours nettement inférieurs à ceux de l’ouest et où la population est regardée avec une certaine condescendance ou fausse compassion comme des citoyens de seconde zone par leurs compatriotes de l’Ouest. Il est vrai que la plupart des Allemands de l’Est, assoiffés de liberté politique et économique et attirés par la vitrine illuminée et mirifique de l’Ouest, ont consciemment ou non contribué au sabordage de leur système économique et social qui, au demeurant, garantissait la sécurité de leur niveau de vie : stabilité d’emploi, de salaire et de pension, chômage inconnu, logements assurés aux loyers dérisoirement bas (pas de SDF), transports en commun bon marché, soins médicaux entièrement gratuits, de même en ce qui concerne la scolarité, les études supérieures, les activités musicales et sportives, auberges et camps de vacances bon marché, etc. De là, une jeunesse très encadrée et très suivie au travers d’organisations d’État (les Junge Pioniere – Jeunes Pionniers – et la FDJ (Freie Deutsche Jugend) – Jeunesse Libre Allemande), et une délinquance pour ainsi dire insignifiante. Aujourd’hui, il semblerait que bon nombre de citoyens de l’ex-RDA, déçus du changement de régime qui les plonge dans l’insécurité sociale d’un avenir peu rassurant et les expose aux vicissitudes et travers de la société occidentale (drogue, prostitution, trafic en tout genre, violence et agressions…), sont gagnés par une certaine « ostalgie » (nostalgie) et regrettent un régime – qu’ils ont abhorré en son temps – au point de ressusciter ses symboles (en particulier sa Trabant jadis tant décriée, le Vita cola, réplique communiste au symbolique Coca cola capitaliste), ses insignes, écussons, emblèmes, uniformes, et même les portraits de hauts dignitaires de l’époque, sans oublier la réapparition de certains articles à la mode (équipement, ameublement, etc). De quoi être déboussolé à l’heure où l’Allemagne célèbre le 20e anniversaire de sa réunification et s’efforce de gommer les différences encore très sensibles et visibles entre les « Osssis » déshérités et les « Wessis » arrogants !
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photo Par Anonyme, le 06/11/09 à 16:05
Construction et déconstruction du mur?
C'est bien beau tout ce que vous racontez, mais l' essentiel n'y est pas: Pourqoi le mur a-t-il été construit? Par agressivité vis à vis de l'ouest et du capitalisme? C'est plutôt le contraire, et pour se défendre: après la guerre l' URSS était saignée à blanc, le secteur soviétique était soumis à un véritable dumping économique et financier de la part des Etats Unis à partir des secteurs qu'ils contrôlaient. Tout développement devenait de ce fait impossible, et les soviétiques, pour ne pas être dépouillés de leur victoire, ont trouvé ce moyen pour se protéger. A la guerre économique de l'ouest capitaliste contre l' Est socialiste, succéda la guerre froide apres la création par le bloc occidental de l' OTAN en 1949. Vous glorifiez la chute du mur, mais celui ci existe toujours, et s'est même élevé un peu plus avec le pillage par les capitaux de l' ouest des richesses économiques et scientifiques de l' ex RdA. Ce qui s'est traduit par une dépopulation et un chômage massif. Tous les avantages sociaux existants en RdA ont été supprimés (crèches, gratuité et haut niveau de l' enseignement et de la santé, sécurité de l' emploi... etc). Un minimum d' honnèteté intellectuelle serait le bienvenu à cet égard dans les reportages et les commentaires que vous proposez. Gérard Clément Chef d' établissement de l' Education Nationale -retraité - Marseille.
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Dernière modification de cette page le 6 novembre 2009 à 17:43
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