EMPREINTES - ANTOINETTE FOUQUE
La série
Durée : 00:52:00
Réalisateur : BERTUCCELLI JULIE
Avec la participation de :
Production : FRANCE 5,CINÉTÉVÉ
Production déléguée : SERVAN-SCHREIBER FABIENNE
Production exécutive : MILLER LAURENCE
Avec le soutien de :
Diffusions
Ven. 05 décembre 2008 à 20:38
Synopsis
Extrait vidéo du documentaire [modifier]
Article de France 5 [modifier]
Quand ma fille est née en 1964, il n’y avait aucun patriarchalisme affiché dans la famille. Je me sentais en parité avec mon jeune mari. On était non seulement égaux mais semblables. J’ai senti quand même, par rapport à l’ensemble de la société, que mettre au monde une fille ou un garçon, ce n’était pas exactement la même chose. Ça ne s’inscrivait pas de la même manière.
En octobre 1968, on a fait démarrer un MLF dont on s’est dit en premier qu’il devait être non mixte parce que nous avions remarqué que, dans n’importe quelle assemblée, s’il y avait trois mille femmes et un mec, c’était lui qui parlait.
(A propos de Lacan) Je suis allée en analyse pour l’affronter. La cure analytique ? Il était très tranquille. (…) Il me laissait parler, je pourrais presque dire qu’il me laissait être, il me laissait vivre, d’autant que les séances ne duraient pas longtemps.
La ressource, le puisard principal pour faire avancer la démocratie, ce sont les femmes.
(A propos de son handicap) La maladie m’est tombée dessus quand j’avais 16 ans, à la suite d’un vaccin. C’est une maladie qu’on dit orpheline, donc elle n’a jamais été très précisément définie. Elle n’est pas soignable. Mais je pense qu’elle n’a peut-être pas été inutile parce qu’elle m’a permis de développer d’autres compétences ou d’autres qualités, pas du côté de la motricité mais du côté du mouvement, du mouvement de pensée.La violence contre les femmes, c’est comme l’antisémitisme, on n’en viendra jamais à bout. Ce n’est pas une raison pour ne pas la combattre.
Je ne sais combien de fois j’ai fait le tour du monde pour voir comment pensaient et vivaient d’autres femmes ailleurs
Il y a une homosexualité primaire qui n’est pas de l’ordre de l’homosexualité telle qu’on l’entend. Le premier corps d’amour pour la fille et pour le garçon, c’est une femme. Si la fille ne retrouve pas à un moment de sa vie ce premier amour, elle est amputée d’une partie d’elle-même. Il m’est même arrivé de penser que si une fille ne retrouve pas cet amour charnel pour sa mère, elle ne pourra pas aimer un homme. Elle n’aura pas traversé tout le champ de potentialités de son corps même…
Source : magazine des programmes de France 5
I
Tags : Cofondatrice du MLF | psychanalyste | députée européenne | tour du monde











(les 5 derniers commentaires sur 20 - Afficher tous les commentaires )
Les circonstances ont fait que trois fillettes ont regardé le film avec moi. Leur attention m’a étonnée. Grand silence, à peine coupé par une question de l’une ou de l’autre sur un mot, les autres la faisant taire, et toutes les trois ont attendu la fin pour les explications, les commentaires, le débat. Saisies elles ont été par ce film vivant, qui parle simple par petites touches, qui parle de leur vie. Pour ma part j’ai apprécié les couleurs, l’éclat de vie dans les images, le visage, la mer, le jardin ; et les paroles si directes. Cette œuvre fait son chemin, j’en parle avec mon entourage. Merci.
Je la lisais déjà - "Il y a deux sexes ", "Gravidanza", - ça a été un plaisir de la voir et de l'entendre dans ce beau film de dimanche : limpide - on comprend tout - et joyeux - on s'y amuse souvent -(Ah! l'affectueuse fête à Lacan). J'ai adoré qu'il se termine par cette évocation d'un phallus-cactus, qui ne perdrait rien de sa magnificence mais sans doute de ses épines défensives, si à côté de lui on voulait bien symboliser l'autre organe ,sans lequel il n'y aurait pas de fécondité.Et peut-être ne verrait-on alors plus jamais cette terrible scène d'excision. Merci
Cette émission m'a apporté beaucoup de joie. Dans la tristesse politique ambiante, la clarté, l'énergie, l'intelligence aigüe d'Antoinette Fouque engagent à ne pas baisser les bras. Il y a un espace pour la réflexion et l'action.
Quelle bouffée d'air frais que de se faire rappeler ce l'on n'est ce que l'on se doit au nom de l'humanité, pour l'humanité tout entière de ne jamais oublier, des donneuses de vie dans ce qu'il y a de plus SACRE. Le port altier à l'image de cette femme de combat mais pleine de douceur qu'est Antoinette Fouque, je ne pourrais jamais baisser les bras dussè-je les perdre ! C'est très modestement que je la remercie avant tout de me donner du courage supplémentaire. Un grand merci également à France5 qui me ravit très souvent avec ses belles émissions.
Quel courage de la part de cette femme "universelle" toujours en mouvement, malgré son handicap, pour dénoncer les atteintes aux droits des femmes à être ce qu'elles sont, des plus démunies aux plus "nanties": des FEMMES !