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EMPREINTES - ANTOINETTE FOUQUE

La série

Auteur :
Durée : 00:52:00
Réalisateur : BERTUCCELLI JULIE
Avec la participation de :
Production : FRANCE 5,CINÉTÉVÉ
Production déléguée : SERVAN-SCHREIBER FABIENNE
Production exécutive : MILLER LAURENCE
Avec le soutien de :

Diffusions

Ven. 10 octobre 2008 à 20:38, Lun. 13 octobre 2008 à 09:30
Ven. 05 décembre 2008 à 20:38

Synopsis

Co-fondatrice en octobre 1968 du MLF, psychanalyste, créatrice des éditions des Femmes, députée européenne, Antoinette Fouque est, depuis 40 ans, engagée aux côtés des femmes. Elle soutient leurs luttes dans le monde entier, qu'il s'agisse de l'excision, de l'avortement, des femmes battues, de leur libre expression et de leur création. Mi-corse, mi-italienne, Antoinette Fouque est née en 1936, d'une mère analphabète et d'un père militant actif du Front Populaire. Ses origines puis la naissance de sa fille en 1964 lui insufflent la volonté de se battre, le goût de la justice sociale, le besoin de trouver sa véritable place. Antoinette Fouque a apporté au mouvement des femmes la particularité d'allier action et pensée, inconscient et Histoire, psychanalyse et politique. Son féminisme ne prône pas la guerre des sexes, bien au contraire. Il s'appuie tout simplement sur une redéfinition du concept d'égalité en se concentrant sur la différence. Elle n'a cessé de poser la question " qu'est-ce qu'une femme ? " en répondant " une femme est une femme et elle est géniale " car génitrice, donc créatrice. Ce portrait offre un témoignage sans fard pour les jeunes générations et fait revivre, au travers des archives extrêmement riches et variées, 40 ans de féminisme. A 70 ans, aux côtés de ceux qui l'accompagnent dans ses différents combats, Antoinette raconte comment le mouvement des femmes est toujours l'engagement fécond de sa vie, tant les femmes, aux avant-postes de la lutte contre les injustices car les plus exposées, sont le coeur battant de la démocratie. (Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants)

Extrait vidéo du documentaire [modifier]





Article de France 5 [modifier]


Antoinette Fouque - Qu'est-ce qu'une femme ?
Antoinette Fouque - Qu'est-ce qu'une femme ?
Cofondatrice du MLF, psychanalyste, créatrice des Editions des Femmes, députée européenne… Antoinette Fouque a choisi sa voie : l'engagement aux côtés des femmes. Depuis quarante ans, elle soutient leurs combats dans le monde, qu'il s'agisse d'excision, d'avortement, de violence conjugale, de libre expression et de création. Confidences d'une personnalité exemplaire.

Quand ma fille est née en 1964, il n’y avait aucun patriarchalisme affiché dans la famille. Je me sentais en parité avec mon jeune mari. On était non seulement égaux mais semblables. J’ai senti quand même, par rapport à l’ensemble de la société, que mettre au monde une fille ou un garçon, ce n’était pas exactement la même chose. Ça ne s’inscrivait pas de la même manière.

En octobre 1968, on a fait démarrer un MLF dont on s’est dit en premier qu’il devait être non mixte parce que nous avions remarqué que, dans n’importe quelle assemblée, s’il y avait trois mille femmes et un mec, c’était lui qui parlait.

(A propos de Lacan) Je suis allée en analyse pour l’affronter. La cure analytique ? Il était très tranquille. (…) Il me laissait parler, je pourrais presque dire qu’il me laissait être, il me laissait vivre, d’autant que les séances ne duraient pas longtemps.

La ressource, le puisard principal pour faire avancer la démocratie, ce sont les femmes.

Antoinette Fouque dans une manifestation  ©Prod
Antoinette Fouque dans une manifestation
©Prod
(A propos de son handicap) La maladie m’est tombée dessus quand j’avais 16 ans, à la suite d’un vaccin. C’est une maladie qu’on dit orpheline, donc elle n’a jamais été très précisément définie. Elle n’est pas soignable. Mais je pense qu’elle n’a peut-être pas été inutile parce qu’elle m’a permis de développer d’autres compétences ou d’autres qualités, pas du côté de la motricité mais du côté du mouvement, du mouvement de pensée.

La violence contre les femmes, c’est comme l’antisémitisme, on n’en viendra jamais à bout. Ce n’est pas une raison pour ne pas la combattre.

Je ne sais combien de fois j’ai fait le tour du monde pour voir comment pensaient et vivaient d’autres femmes ailleurs

Il y a une homosexualité primaire qui n’est pas de l’ordre de l’homosexualité telle qu’on l’entend. Le premier corps d’amour pour la fille et pour le garçon, c’est une femme. Si la fille ne retrouve pas à un moment de sa vie ce premier amour, elle est amputée d’une partie d’elle-même. Il m’est même arrivé de penser que si une fille ne retrouve pas cet amour charnel pour sa mère, elle ne pourra pas aimer un homme. Elle n’aura pas traversé tout le champ de potentialités de son corps même…


Source : magazine des programmes de France 5


I

COMMENTAIRES

(les 5 derniers commentaires sur 20 - Afficher tous les commentaires )
photo Par Anonyme, le 09/12/08 à 18:03
Anonyme
Les circonstances ont fait que trois fillettes ont regardé le film avec moi. Leur attention m’a étonnée. Grand silence, à peine coupé par une question de l’une ou de l’autre sur un mot, les autres la faisant taire, et toutes les trois ont attendu la fin pour les explications, les commentaires, le débat. Saisies elles ont été par ce film vivant, qui parle simple par petites touches, qui parle de leur vie. Pour ma part j’ai apprécié les couleurs, l’éclat de vie dans les images, le visage, la mer, le jardin ; et les paroles si directes. Cette œuvre fait son chemin, j’en parle avec mon entourage. Merci.
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photo Par Anonyme, le 09/12/08 à 11:40
G.R.
Je la lisais déjà - "Il y a deux sexes ", "Gravidanza", - ça a été un plaisir de la voir et de l'entendre dans ce beau film de dimanche : limpide - on comprend tout - et joyeux - on s'y amuse souvent -(Ah! l'affectueuse fête à Lacan). J'ai adoré qu'il se termine par cette évocation d'un phallus-cactus, qui ne perdrait rien de sa magnificence mais sans doute de ses épines défensives, si à côté de lui on voulait bien symboliser l'autre organe ,sans lequel il n'y aurait pas de fécondité.Et peut-être ne verrait-on alors plus jamais cette terrible scène d'excision. Merci
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photo Par Anonyme, le 08/12/08 à 19:54
PierreLR
Cette émission m'a apporté beaucoup de joie. Dans la tristesse politique ambiante, la clarté, l'énergie, l'intelligence aigüe d'Antoinette Fouque engagent à ne pas baisser les bras. Il y a un espace pour la réflexion et l'action.
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photo Par Anonyme, le 07/12/08 à 21:55
Domi
Quelle bouffée d'air frais que de se faire rappeler ce l'on n'est ce que l'on se doit au nom de l'humanité, pour l'humanité tout entière de ne jamais oublier, des donneuses de vie dans ce qu'il y a de plus SACRE. Le port altier à l'image de cette femme de combat mais pleine de douceur qu'est Antoinette Fouque, je ne pourrais jamais baisser les bras dussè-je les perdre ! C'est très modestement que je la remercie avant tout de me donner du courage supplémentaire. Un grand merci également à France5 qui me ravit très souvent avec ses belles émissions.
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photo Par Anonyme, le 07/12/08 à 17:48
Gabrielle
Quel courage de la part de cette femme "universelle" toujours en mouvement, malgré son handicap, pour dénoncer les atteintes aux droits des femmes à être ce qu'elles sont, des plus démunies aux plus "nanties": des FEMMES !
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Dernière modification de cette page le 19 février 2009 à 10:37
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