FOURCHETTE ET SAC A DOS - LA REUNION
La série
Durée : 00:52:00
Réalisateur : JOBERT STÉPHANE
Avec la participation de : FRANCE 5
Production : HUCHER MATHIEU,ANDRIEU JULIE,COYOTE,J. A. PRODUCTIONS
Production déléguée :
Production exécutive :
Avec le soutien de :
Diffusions
Sam. 22 août 2009 à 00:35, Mar. 25 août 2009 à 16:40
Ven. 11 septembre 2009 à 03:00
Synopsis
Découvrez le carnet de voyage de Julie Andrieu[modifier]
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Les extraits vidéo [modifier]
Cliquez au sein de la vidéo sur la vignette de votre choix :
- Extrait 1 : Les 3 premières minutes de Fourchette et sac à dos : La Réunion.
- Extrait 2 : Le café Bourbon pointu.
- Extrait 3 : Pique-nique traditionnel.
Généralités [modifier]
La Réunion [modifier]
L’île [modifier]
La Réunion fut découverte par les Portugais au début du XVIe siècle (1513).
L'île Mascareignes (qui doit son nom au navigateur Portugais Mascarenhas), n'est vraiment exploitée qu'à partir de 1642, quand la compagnie française de l'Orient fondée par Richelieu en prend possession.
Escale française sur la route des Indes, l'île, devenue Bourbon en 1649, s'adonne au XVIIIe siècle à la culture du caféier (encouragée par le gouverneur Mahé de la bourdonnais), puis aux cultures vivrières et à la culture des épices. Des esclaves importés du continent africain assurent le travail.
Elle est baptisée Ile de la Réunion par la révolution française.
Les Populations [modifier]
Les Français : Dans les premiers temps de la colonie, la majorité des colons étaient originaires de l'ouest et du nord de la France. La proportion des Blancs évolue considérablement au cours de l'histoire. Ils sont plus nombreux que les Noirs jusqu'en 1715. Le développement économique de l'île va conduire ensuite la population noire à devenir très largement majoritaire.
Les Malgaches : Les premiers Malgaches sont arrivée à la Réunion au tout début de la colonisation. Le groupe des esclaves Malgaches demeure le plus important pendant toute la période de la Compagnie des Indes. Par la suite, l'importance de l'immigration malgache décroît. En 1826, sur 62600 Noirs, on compte encore 14500 Malgaches. Ils sont aujourd’hui environ 1900.
La Cuisine [modifier]
La Cuisine Lontan [modifier]
La cuisine "lontan" est la cuisine que l'on faisait il y a longtemps. Bien sûr, ces recettes sont des recettes traditionnelles, et chaque maîtresse de maison à la sienne propre, transmise depuis plusieurs générations. Ces plats sont les plus typiques de la cuisine réunionnaise, et souvent les plus cuisinés. Le cabri massalé, le cari bichiques, le cari poisson, le cari poulet, les gratons, le pâté créole, les pattes cochons, le rougail boucané, le rougail saucisses, la sauce sardines et le ti jaque boucané.
- La Cuisine Pei
- Ethnique
- Evolutive
- Repas type
Spécialités Culinaires de La Réunion [modifier]
Le Riz [modifier]
Le riz est l’aliment par excellence. A part quelques familles des ‘’hauts’’ qui consomment du maïs ou qui le mélangent avec du riz, tous les ménages réunionnais ont opté pour le choix du riz. Ce n’est pas produit de l’île, on en importe de France, d’Italie, des Etats-Unis, d’Inde, du Pakistan, de Chine, de Madagascar, etc. Le choix du Réunionnais s’est porté sur le riz blanchi, l’utilisation du riz complet étant pratiquement inexistante. Il est préparé de différentes façons : Riz blanc : après l’avoir trié et lavé plusieurs fois, il est mis à cuire dans une quantité d’eau froide, équivalent à une fois et demi son volume (les réunionnais ont l’habitude de mesurer la quantité d’eau en utilisant la hauteur des phalanges), jusqu’à évaporation complète. Il doit avoir l’apparence d’une préparation sèche, les grains se détachant bien. Il est salé ou non selon les personnes. Souvent, le fond attache et est appelé la croûte ou rampang. Riz maïs : mélange à quantité égale ou dans des proportions différentes selon les habitudes. Il est cuit de la même manière que le riz blanc. La grosseur du maïs moulu est identique à celle du riz. Ce plat accompagne souvent des plats de viande en sauce (carrys), ou dans les familles d’origine indienne, d’un massalé de poisson aux bringelles (aubergines).
- Riz jaune : préparé comme le riz blanc dans lequel on rajoute du curcuma, du thym, du sel, du poivre, de l’huile et quelques fois du saindoux. Il peut comporter ou non des grains ou des morceaux de pommes de terre. Il est parfois “PLO” (origine pilaw-pilaf).
- Zambrocal : véritable plat complet qui se compose de riz, de grains (haricots, pois, woèmes, embrevates, de viandes, généralement des salaisons (saucisses, boucané...), parfois de restes de rôti. De nos jours, la viande est supprimée et est servie à part en rougail.
- Riz chauffé : composé de riz blanc cuit (souvent le reste de la veille), d’huile ou de graisse, de sel et de piments verts écrasés, parfois mélangés à des restes de carry ou de viande. Pendant longtemps, ce plat a constitué l’essentiel du petit déjeuner.
- Riz cantonnais : c’est un mélange de riz cuit bien égrainé, de légumes, de viande (restes de rôtis, sarcives ou jambon cuit), d’oeuf, de crevettes, d’oignons verts et assaisonné de sauce de soja ou de nuoc-mâm.
- Briany : ce plat complet d’origine orientale est consommé plus particulièrement par les indiens musulmans de l’île. Il est composé d’un mélange de riz, d’oeuf dur, de viande (poulet, agneau, boeuf), macérée au préalable dans du yaourt et de nombreuses épices : girofles, cannelle, cumin, cardamome, accompagné de pommes de terre, d’herbes (coriandre, menthe) et fortement coloré.
Les Piments [modifier]
Le piment est vendu principalement frais, mais aussi sec (entier ou en poudre, mélangé à du sel fin pour accompagner les mangues et autres fruits verts), entier confit au vinaigre, en pâte aromatisée de gingembre ou de combava et d'ail. Utilisé dans les rougailles, les achards, salades et certains carrys (poisson et fruits de mer) ou encore dans les massalés, le piment relève les préparations, mais son dosage doit être adapté aux capacités des convives à le supporter. Le piment vert frais, riche en vitamine C, est inoffensif pour l'organisme. Sec et confit, il peut entraîner des brûlures au niveau de l'appareil digestif. Comme son nom l'indique, on l'utilise pour pimenter les achards de légumes mélangés, de chouchou, de mangues vertes, mais aussi dans les sauces de citrons. On le prépare aussi en beignet farci de chair à saucisse et d'oignons verts ou au poisson. Pour qu'ils ne soient pas trop forts, on utilise les jeunes piments ou alors des piments épépinés.
Les Rougailles [modifier]
Le terme Rougaille s’emploie pour des préparations différentes :
Rougaille utilisé comme plat principal
Les charcuteries (saucisses, boucané, andouilles), les poissons séchés ou fumés (morue, hareng, snouk) sont dessalés, rissolés, puis cuits dans une sauce composée d’oignons émincés et roussis, de tomates concassées, de piments. Ces plats peuvent comporter des légumes croquants qu’on ajoute en fin de cuisson (gros piments, tiges de fleurs d’oignons, margozes).
Certains Réunionnais ajoutent à ce genre de rougail (ou rougaille) du curcuma, de l’ail et du thym.
Par contre, les rougails de coquillages, berniques, burgots, moules, oursins (“chaudrons”), ne sont pas rissolés, mais ajoutés à la sauce.
Rougaille utilisé comme accompagnement
Des légumes crus sont coupés en petits morceaux ou écrasés dans un mortier en pierre, appelé ici “pilon”, mélangés à du piment vert écrasé, du sel, des oignons ou des échalotes et parfois du gingembre, du combava, du coton-milly et de la menthe. Le plus connu est le rougail de tomates.
- légumes cuits. Ces légumes sont mélangés à des oignons et du piment légèrement roussis dans de l’huile, cuits, puis additionnés de vinaigre, comme le rougail papaye verte, chouchou battu, barbadine verte, fleurs d’oignons émincées en fines rondelles, aubergines cuites à l’anglaise, etc.
- légumes grillés. Une fois grillés et mondés, ces légumes sont mélangés à du piment vert écrasé, de l’huile et du sel, des oignons émincés finement et parfois à du vinaigre, comme le rougail aubergine (“bringelle”), tomate arbuste, cacahuètes, etc.
On fait aussi des rougails de gratons, de larves de guêpes, de “zandettes”, de chevaquines, de chevrettes, de crabes noirs frits puis pilés, de brèdes songes, d’oeufs durs ou brouillés, d’avocats, “dakatine” (pâte de cacahuètes grillées en conserve, plus tomates grillées ou fraîches), morue et mangue verte, boucané et chouchou, etc.
Les Entrées [modifier]
Les Achards [modifier]
Les achards sont une spécialité culinaire créole qui accompagne les carrys. A base de fruits verts ou de légumes, ils sont pimentés et comportent toujours du curcuma, du vinaigre, de l’huile et souvent des épices telles que cumin, fenugrec et graines de moutarde noire. Les épices et le piment broyé sont rapidement passés à l’huile très chaude, les denrées ajoutées, mélangées et plus ou moins cuites, et le vinaigre ajouté en dernier, hors du feu et parfois bouillant.
Légumes mélangés : choux, carottes, haricots verts et gros piments (appelés piments achards). Ces légumes constituent la base et peuvent être additionnés de chou-fleur, de citron, de concombre, de chouchou, etc.
Palmistes : certainement le meilleur des achards, d’une finesse extraordinaire. On utilise le chou de l’arbre. Il est émincé finement ou encore mieux effiloché à l’aide d’une fourchette et mis tout de suite à tremper dans de l’eau salée et vinaigrée (ou citronnée) afin d’éviter une oxydation trop rapide. Le palmiste doit être très peu cuit ou cru afin de rester croquant.
Chouchou : Taillé en grosse julienne et dégorgé au gros sel avant la préparation.
Ti’ jaque : C’est le fruit du jaquier encore vert (les grains ne sont pas encore formés). La chair du fruit mûr, à odeur forte et sucrée, peut être consommée crue ou préparée en confiture. On peut aussi préparer le fruit vert. Dans ce cas le jaque est battu, c'est à dire haché et utilisé comme légume, en plat salé. A l’île de La Réunion, on le cuit ainsi avec du lard fumé, pour préparer la fameuse recette populaire du « ti' jaque boucané ». Le fruit du jaquier peut peser jusqu’à 25 kg. Citrons : découpés en tranches assez fines et parfois associés à des piments achards.
Mangues vertes : pelées, détaillées en julienne et dégorgées au gros sel avant traitement.
- Les Salades et Sauces
- Les Gratins
- Le Pâté Créole
- Les Beignets
- Les Boulettes
- Le bouchon
- Le samoussa
Les Viandes [modifier]
- Les Carrys
- Les Rôtis et Civets
- Le Boucane
Les Poissons [modifier]
Le carry de poisson : découpé ou entier, il est cuisiné dans une garniture à base d'oignons, de tomates, de curcuma, d'ail, de gingembre et de piments. Suivant les différentes régions de l'île, on prépare le carry de poisson avec différentes proportions d'ingrédients utilisés. Il existe des le caviar de la recettes avec très peu de tomates et d'autres avec une quantité d'ail beaucoup plus importante. Les espèces de poisson qui conviennent le mieux pour ce genre de carry sont le Poisson Rouge, les "P'tits gris" ou Macabis, le Capucin, le Vivanneau, le Cardinal, etc.
Les bouillons : Carrys à base de crustacés ou coquillages avec une sauce plus abondante. On trouve les bouillon de crabe, de caranguaises, de moules, de calottes, ou encore de homard.
Les bichiques : C’est typique de la Réunion. Ce sont des petits alevins se rapprochant de la civelle. Les bichiques remontent les rivières, ils sont à ce moment pêchés dans des "vouves", sortes de pièges en forme de cône. Les pécheurs placent leurs vouves dans les courants des rivières à l'embouchure. Ils surveillent nuit et jour leur concession attribuée par la municipalité. Les bichiques deviennent de plus en plus rare à l'île de la Réunion et il devient un met très apprécié des familles réunionnaises. Le prix du kilo de bichique atteint facilement les 40 à 50 € le kilo. Ces alevins montent dans les rivières trois à quatre fois par an au moment de la pleine lune. Les réunionnais les cuisinent en carry composé d'épices, de concassés de tomates, de safrans et de gingembres. . Saint Benoît (plus généralement la côte Est) est le fief des pécheurs de bichiques. Ces dernières années, à cause de la pollution et d'actes malveillants, les bichiques se font de plus en plus rare. Certaines grandes surfaces de l'île importent ces petits alevins et les commercialisent sous le nom de bichiques mais la qualité n'est pas souvent au rendez vous et le goût du bichique réunionnais reste inégalé.
Shop Suey de poisson : filet de poisson marinés à la chinoise et frits, accompagnés de légumes sautés à feu vif, l'ensemble agrémenté d'une sauce liée.
Les Légumes et Accompagnements [modifier]
Le chouchou : Originaire du Mexique et d'Amérique centrale, le chouchou est un fruit, contrairement à ce qu’on pourrait penser. Un fruit dont tout se mange. Sa pulpe s'accommode en salade, en purée, en gratin ou en daube. Ses pousses se consomment en bouillon et en fricassée. Jusqu'à sa "patate", la grosse racine, qui se cuisine. Et pour finir, séchées, les tiges se tressent pour des savates, capelines anti-soleil. On trouve du chouchou toute l’année. Plus de 80% de la production se fait dans le cirque de Salazie, le plus verdoyant des trois cirques. De nombreux treilles de chouchou, souvent en bambou, recouvrent les pans de montagne et de vallées. Les fruits pendent au-dessus de leur producteur, et demeurent ainsi beaux et propres tout au long de leur développement pour se laisser cueillir à maturité, sans difficulté.
Les Desserts ou “Ravages” [modifier]
Les gâteaux [modifier]
galettes de manioc : manioc cru râpé finement, mélangé à du sucre, des gousses de vanille découpées en petits morceaux et parfois de rhum blanc ou d’anisette. Façonnées en petites galettes et frites dans une poêle, avec un peu d’huile.
bonbons banane : bananes mûres écrasées et mélangées à de la farine, des oeufs (parfois), du sucre, de la levure et un peu d’eau. Ce mélange, assez liquide, est ensuite façonné à la cuillère et frit
bonbons coco : noix de coco râpée, cuite avec du sucre et déposée par petits tas sur des feuilles ou des “empondres” de bananiers, jusqu’à ce qu’ils sèchent. Ils peuvent être aromatisés à la vanille, au café ou au chocolat, ou colorés en rose, jaune ou vert.
confitures : pas grand chose à voir avec les confitures classiques. Les légumes, citrouille Cap, fruit à pain, manioc, songe, patate douce, banane verte, cambarre mauve ou jaune, sont découpés en gros morceaux et cuits dans du sucre “brûlé”, légèrement caramélisé et recouverts d’eau. Les morceaux une fois cuits, ne doivent pas être écrasés.
gâteaux : les mêmes fruits et légumes que pour les confitures, sont cuits puis réduits en purée. On y ajoute du beurre (ou de l’huile), de la farine, parfois du sucre, des oeufs, de la vanille, du rhum ou de l’anisette. On moule cette préparation dans une marmite et on la pose sur un tapis de braise. Cette marmite est fermée avec son couvercle retourné et rempli de braises. On fait ainsi de cette façon, le gâteau “ti-son” ou “lamsin”. Cette technique de cuisson est remplacée par les fours. On prépare aussi des gâteaux à base de fécule d’arrow-root ou de conflore.
Les fruits [modifier]
- Papayes ou pamplemousses confits
- Salades de fruits
- L’ananas
- Le letchi, diamant de la Réunion
Les Boissons [modifier]
Alcool [modifier]
Le rhum Charrette est la marque de rhum la plus célèbre de l’île de La Réunion. Son taux d’alcool est de 49°. Le nom Rhum Charrette est né en 1972, en même temps que la création du Groupement d’intérêt économique « Rhums Réunion », lequel a permis aux producteurs de conditionner et commercialiser leurs rhums en bouteille au lieu de passer par la livraison aux dépôts douaniers. Ce nom vient de l’étiquette à dominance verte sur laquelle est dessinée une charrette pleine de cannes à sucre tirée par un bœuf et son propriétaire. Quatre millions de litres ont été conditionnés en 2004. 80% des ventes ont été faites à La Réunion et 20% à l’exportation, générant un chiffre d’affaire de 17 millions d’euros.
Le rhum arrangé : Il est de tradition à La Réunion d’agrémenter le rhum blanc traditionnel comme le rhum charrette, le rhum savanna Intense de Distillerie de Savanna ou les rhums Rivière du Mât et Isautier. C’est le rhum arrangé, un mélange de rhum avec des épices, des feuilles, des écorces, des friandises ou des fruits qui macèrent. Le même type de mélange existe à Madagascar. Le goût et la saveur du rhum arrangé s’obtiennent par une macération longue des ingrédients.
- Le rhum faham : Le Faham est une orchidée endémique des Mascareignes. En dépit de sa rareté croissante à La Réunion, celle-ci y est traditionnellement récoltée dans la nature pour confectionner le rhum arrangé. Elle apporte à ce breuvage son goût de caramel caractéristique. Elle est aussi utilisée en tisane dans la médecine traditionnelle réunionnaise pour soigner le rhume.
- Le rhum aux épices : Réalisé principalement avec des agrumes, de la cannelle, des clous de girofle, du gingembre et de la vanille. Le temps idéal de macération pour ce genre de rhum arrangé est de trois mois.
- Pour ce qui est des rhums arrangés au gingembre, à la vanille, au letchi ou encore à la cannelle, la préparation est tout aussi simple. Il s’agit simplement de mettre ces ingrédients dans le rhum et de laisser macérer. La plupart des rhums arrangés s’accompagnent de sucre roux.
Le punch planteur : Le punch planteur s’obtient par le mélange de rhum allongé, de plusieurs jus de fruits et morceaux de fruits frais. Il est essentiel d’y ajouter des épices, comme la cannelle, la vanille ou encore le gingembre.
Les Condiments et Épices [modifier]
Le curcuma, le safran pays ou la poudre d’or de la Réunion
« Effleurez de la main la surface, et la poudre jaune et soyeuse collera aux coussinets de votre paume et au bout de vos doigts. De la poussière d’aile de papillon. » Tels sont les mots utilisés par Divakaruni, auteur du roman hindou « La maîtresse des épices » pour décrire cette épice cultivée depuis plus de deux mille ans en Inde. Au 18e siècle, la Réunion, véritable jardin d’Eden sur la Route des épices, accueille les Indiens de l’Inde qui apportent avec eux leurs traditions culinaires et leur traditionnel ragoût ou carry. Son goût poivré et sa prédisposition à la couleur lui confèrent de devenir un élément incontournable de la cuisine créole. Il prend même le nom de « safran pays » tant il est précieux aux yeux des gastronomes réunionnais. Véritable poudre d’or des plats, le curcuma est ramassé, puis séché. Le curcuma de luxe, exporté, ne pousse que dans le village de la Plaine des Grègues.
Café [modifier]
Malgré une diversification des cultures (canne à sucre, vétivier, vanille…), la culture café est si forte à la Réunion que la production a repris en 2003, suite à une étude menée par le CIRAD. Une nouvelle marque de café a vu le jour en 2005 Bourbon pointu.
- L’Arabica
- Le Robusta
- L’Arabusta
Les Repas de Fête [modifier]
Les mariages, fiançailles et autres cérémonies familiales, ainsi que les fêtes de fin d’année, sont l’occasion de réunir la famille pour partager un merveilleux repas. Les bêtes sont souvent tuées la veille. La préparation du repas est déjà commencée. Le jour, les invités et les hôtes prennent place sur des bancs et s’attablent sur des grands tréteaux de bois, sous une tonnelle de raisin ou de chouchou. Ensuite, on passe aux “entrées de table”, civets, rôtis, achards ou salades composées, avec du pain. Dans d’autres familles, les entrées peuvent varier, salade russe, macédoine de légumes à la mayonnaise, poissons aux fines herbes, poisson au gingembre...
La seconde partie, beaucoup plus attendue, arrive avec les grands bols de riz blanc, de carry de canard ou de “volaille péi” ou encore de massalé de cabri, sans oublier un bon rougaille tomate ou de mangues vertes et un bocal de “piment la pâte”, bien rouge. Dans les grandes occasions, vient s’ajouter un bon carry de poissons rouges, de bichiques, de langoustes ou de camarons.
Vient ensuite une bonne tasse de café pays, bien noir et bien fort, que la maîtresse de maison à fait couler goutte à goutte dans une “grègue en tôle”. Il se boit dans de toutes petites tasse chinoises et très sucré. Le trop de sucre qui reste dans cette tasse sera utilisé pour adoucir le fameux rhum arrangé composé de vanille, faham, écorce d’orange, noyaux de pêches ou de bibasses, miel. Dans le courant de l’après-midi, on servira le pâté créole, accompagné d’un verre d’anisette “Marie-Brizard”. L’hôtesse trie pendant la journée les brèdes qui seront servies le soir en “bouillon”, pour accompagner les restes du midi.
Les Repas Pique-nique [modifier]
Les préparations les plus consommées lors de ces sorties appelées “parties”, au bord de la mer, dans les hauts ou sur les berges des rivières sont : • zambrocal et rougail saucisses, • carry de “volaille péi”, • massalé de cabri, • civet de tangue. Ce repas est confectionné à la maison, transporté dans de grosses marmites noircies par la fumée du feu de bois, ou réalisé sur place sur des fourneaux aménagés ou improvisés. Autrefois, les sorties dans ‘’les hauts’’ étaient l’occasion de chercher dans les vieux arbres morts, de grosses larves appelées “zandettes”. Ces zandettes ainsi que les larves de guêpes, sont très appréciées et sont consommés tels quels, frits ou en rougaille, si abondance. Ces denrées exceptionnelles sont devenues rares et chères.
Alimentation et Religion [modifier]
La présence de différentes ethnies à la Réunion entraîne une vie religieuse intense où pratiquement toutes les grandes religions sont représentées. Ces religions véhiculent un certain nombre de pratiques ou de croyances qui ont un rapport avec la façon de se nourrir ou avec l’alimentation en général. Même si chacune de ses pratiques, prises isolément, ne sont pas communes à tout le monde, il est nécessaire de les prendre en considération dans leur totalité et, à ce moment là, elles représentent la Réunion.
Origine Malgache et Africaine [modifier]
Certaines personnes de ces origines ne mangent pas de cabri. Le fait de manger, de toucher et même de s’approcher du cabri, les met en transe et on dit qu’ils sont possédés par des mauvais esprits nommés EL.
Service malgache
Par respect envers les ancêtres, ils organisent une cérémonie qui se caractérise par l’offrande d’un repas. Ce repas est composé de riz, de grains (pois), d’un carry de volaille, de boeuf et de patates, maniocs et songes bouillis et autre mets préférés des défunts ainsi que du vin et du rhum. Ce repas, dressé sur des feuilles de bananier, est déposé sur la table de la salle à manger. Après avoir invité les disparus à manger, la famille se retire et revient ensuite pour partager et manger cette nourriture. Après ce repas, on danse le maloya toute la nuit. Cette cérémonie est précédée d’un carême de huit jours (période pendant laquelle on ne consomme que des fruits et des légumes et parfois des produits laitiers).
Service cafre
Pour les mêmes raisons citées plus haut, on offre un repas composé de riz, carry de volaille, poulet et boeuf grillés, brèdes maniocs et brèdes mourongue, oeufs frits, et boissons. Les gens présents mettent, tour à tour, un peu de farine en tas. Cette farine qui s'amoncelle doit rester immobile jusqu’au lendemain. Si le tas s’écroule, cela est du à la présence de gens impurs. Des disputes voire des bagarres peuvent survenir.
- Origine Indienne
- Les Chrétiens
- Les Chinois
Le Métier de Tisaneur [modifier]
La tisanerie est une tradition ancestrale qui se transmet de génération en génération, et qui est aujourd’hui encore beaucoup utilisée par les réunionnais. Mais attention, distinguez bien le tisaneur, discret et honnête, qui connaît sur le bout des doigts les plantes, du vendeur de tisanes, qui fait des bénéfices en vendant ses mélanges douteux sur les marchés.
La tisanerie, médecine populaire locale (complétée quelquefois par les guérisseurs, magnétiseurs et médiums), utilise les feuilles, fleurs, fruits, bourgeons, écorce, racines, huiles essentielles des plantes endémiques (propres à la Réunion), indigènes (adaptées à l’île) et même exotiques (introduites par l’homme).
La fête de Cavadee [modifier]
Fête des Dix Jours en l’honneur du dieu hindou Muruga, le Cavadee culmine, après une période de carême, par d’impressionnantes processions de pénitents. Le corps transpercé d’aiguilles d’argent, ils soutiennent un portique, le Cavadee, décoré de fleurs, feuillages et icônes. La cérémonie s’achève par un repas commun généralement végétarien. Ces scènes rappellent la légende d’Idumban, que son guru, le sage Agattiyâr, envoya chercher les sommets de deux montagnes. Il les rapporta attachés aux extrémités d’une perche de bois (kâvadi). Le dieu voulut le récompenser pour sa foi et sa force spirituelles, manifestées par l’exploit accompli, mais les circonstances furent telles que la rencontre tourna mal et Idumban y laissa la vie. Sur la prière de ses proches, il fut toutefois ressuscité par le dieu apaisé, qui proclama alors que ceux qui porteraient le kâvadi jusqu'à son temple obtiendraient sa grâce.
Symbole du rude chemin de la spiritualité, le Cavadee est un rituel de purification et de victoire sur soi. Il évoque le fardeau de nos fautes, leur rédemption, et la victoire du bien sur le mal. Les aiguilles d’argent, plantées notamment dans la langue, matérialisent le voeu du silence et sont censées favoriser la circulation de l’énergie solaire. Le cavadee a généralement lieu à la dernière pleine lune d’avril et de mai à Saint-Pierre, Saint-Paul et Saint-Benoît, à celle de janvier à Saint-André et Saint-Louis.
Les familles se réunissent à côté d’une rivière et préparent leur petit hôtel, le Cavadee (offrandes, fruits, chaussures à pointes, bougies, encens). Les femmes sont en sari tandis que les hommes sont torses nus. Un membre de la famille a été désigné pour enfoncer les aiguilles et les crochets dans les corps. La cérémonie dure le temps de se rendre de la rivière au temple. Sur le chemin, les pénitents qui portent leur autel, dansent en hommage à la divinité, leurs familles les accompagnant au rythme des tambours malabars.
Le Nouvel An Chinois [modifier]
Célébré au 1er jour de l’année lunaire, le Nouvel An Chinois, ou « fête du Printemps », est la plus grande cérémonie de la communauté chinoise à La Réunion. Il est accueilli avec force pétards, réputés pour effrayer les mauvais esprits. Un grand nettoyage l’aura précédé afin que, ce jour-là, le balai reste au placard (il ferait fuir la chance !). Quant aux enfants, de crainte d’être réincarnés en boeufs, ils auront fait une toilette scrupuleuse.
Les membres de la famille se rassemblent pour la cérémonie d’offrandes aux ancêtres, particulièrement honorés en cette occasion. Suit un banquet où les mets les plus fins sont censés attirer la chance, chacun dans un domaine particulier : les légumes pour l’intelligence, le poulet et l’arachide pour la santé, les boulettes frites de poisson, crevettes et viandes pour la prospérité, les aliments ronds pour l’unité de la famille ou les nouilles pour la longévité. Quant aux raviolis sucrés, annonciateurs d’une année de douceur, ils assurent à ceux qui y trouvent un porte-bonheur la réalisation de tous leurs voeux ! Des manifestations publiques marquent traditionnellement, dans l’île, le Nouvel An Chinois, parmi lesquelles la danse du dragon.
Pourquoi les pétards ? D’après la légende, existait dans les temps éloignés un monstre du nom de Nian, enfermé par le Génie du Ciel au plus profond des montagnes, et qui sortait de sa prison une fois tous les douze mois. Il laissait alors libre cours à sa cruauté et tuait humains et animaux, sans distinction. Quelqu’un comprit alors que Nian n’avait peur que du rouge, symbolisant le bruit et le feu. En entendant les pétards, ainsi que le gong que l’on faisait alors résonner avec force, Nian se mit à trembler de peur et s’éloigna des endroits où il pensait commettre ses méfaits. C’est pourquoi on dit aussi “Guo Nian” (“Éviter le monstre”) pour se souhaiter une bonne année.
Les villes [modifier]
Saint-Denis [modifier]
Malgré son positionnement cloisonné entre la mer et la montagne, elle est parvenue à associer un développement moderne, industriel, technologique, à un parti pris culturel de haut niveau. Les exigences du progrès n’ont jamais occulté le respect dû aux valeurs traditionnelles et à un patrimoine historique hors du commun. Les différentes phases de son peuplement en ont fait la vitrine ethnique de l’océan Indien : Africains, Blancs, Malgaches, Asiatiques, Indiens, Comoriens, Mauriciens s’y côtoient, image d’une Réunion multiculturelle, multiethnique, fraternelle et chaleureuse.
Historique
Au milieu du XVIIe siècle, l’emplacement du futur Saint-Denis n’est qu’un coin sauvage où est prévue la construction d’un fort. Etienne Regnault, qui amena les vingt premiers Français de 1665, avait déjà pressenti l’intérêt de la région Nord, porte ouverte à la colonisation de territoires moins arides que ceux de l’Ouest. Il n’aura pas le temps de réaliser son projet, repris à son compte par Mahé de Labourdonnais qui, en 1735, en fait sa capitale bourbonnaise. Depuis, le chef-lieu, devenu commune en 1689, n’a cessé de se développer. Gouverneurs et préfets s’y sont succédés ; le train a assuré sa suprématie définitive à la fin du XIXe siècle ; lycées, universités et autres structures culturelles et industrielles ont parachevé l'ouvrage au fil des décennies.
Le marché du Chaudron
400 stands se déploient deux fois dans la semaine et proposent légumes, fruits, artisanat… à volonté.
Le marché des Camélias
Tout en longueur de part et d'autre d'une rangée de cocotiers, le marché des Camélias est l'un des plus fréquentés du Nord.
Le petit marché
Situé en plein coeur de la ville, dans la rue Maréchal Leclerc, le "petit marché" est permanent. On y trouve de tout : fruits et légumes ou volailles tous les jours sauf le dimanche, de 6h00 à 18h00.
Le grand marché
Situé à l’opposé du "petit marché", à l’autre extrémité du carré piéton, le "grand marché" , monument classé , offre une panoplie complète de tout l’artisanat de l’océan Indien. Il abrite un théâtre qui anime régulièrement les nuits du centre ville.
Devise
Entre tous, ce coin de terre me sourit.
- Saint-Paul
- Saint-Benoît
- Saint-André
- Bras Panon
- Le cirque de Mafate
- Petite Ile
Lexique [modifier]
Achards : Les achards sont une spécialité culinaire créole qui accompagne les carrys. A base de fruits verts ou de légumes, ils sont pimentés et comportent toujours du curcuma, du vinaigre, de l’huile et souvent d’épices telles que cumin, fenugrec et graines de moutarde noire. Les épices et le piment broyé sont rapidement passés à l’huile très chaude, les denrées ajoutées, mélangées et plus ou moins cuites, et le vinaigre ajouté en dernier, hors du feu et parfois bouillant.
Baba-figue : Fleur du bananier.
Beignets bringelle : Il existe deux versions de cette préparation. La première est indienne : ce sont des tranches d’aubergines trempées dans une pâte à frire à la levure et mélangée à du piment vert écrasé, du curcuma, du cumin, des oignons verts. La deuxième est chinoise : double tranche non séparée et farcie de viande de porc hachée, d’oignons verts, de sel, de poivre et de monoglutamate.
Beignets de crevettes : Ce sont des queues de crevettes décortiquées (gambas), assaisonnées de nuoc-mâm, de glutamate et de poudre de cinq épices. Ces beignets sont couramment consommés dans les restaurants chinois ou dans des familles plus aisées. Ils sont accompagnés d’une sauce à l’ail (souvent aigre-douce) et de sauce chili.
Bichiques : Ce sont des petits alevins se rapprochant de la civelle. A leur naissance ils sont des cabots, loches et autres poissons d'eau de rivière. Les bichiques remontent les rivières, ils sont à ce moment pêchés dans des "vouves", sortes de pièges en forme de cône. Les pécheurs placent leurs vouves dans les courants des rivières à l'embouchure. Le prix du kilo de bichique atteint facilement les 40 à 50 € le kilo. Les réunionnais les cuisinent en carry composé d'épices, de concassés de tomates, de safrans et de gingembres. Saint Benoît (plus généralement la côte Est) est le fief des pécheurs de bichiques.
Bonbons piments : Le bonbon piment est un grand classique des apéritifs réunionnais. C’est un mélange de poids du cap macérés dans des épices et des herbes aromatiques. Il se présente sous forme de beignet orangé avec un trou en son milieu. Comme son nom l'indique, il est pimenté.
Boucané : Le boucané est un ingrédient récurrent de la cuisine réunionnaise. Il s’agit d’un morceau de porc ou de lard que l’on va boucaner, c'est-à-dire fumer. Le boucané se mange en rougaille ou frit dans l’huile. Les saucisses sont parfois boucanées, on parle alors de saucisses fumées. On boucane également le tangue (sorte de petit hérisson, originaire de Madagascar).
Les épisodes de la série[modifier]
Le Vietnam est un carrefour, une charnière importante entre le monde chinois et le monde indien. De tout temps, ce sont les forces morales et spirituelles qui ont soutenu son peuple au cours de sa tragique histoire...
Diffusions : Jeudi 23 juillet à 20h35, dimanche 26 juillet à 18h00, samedi 1 août à 00h10, mardi 4 août à 16h45
Dans la région de Cuzco, les descendants de ces peuples préservent leurs traditions et leur langue. Le quechua et l’aymara sont encore parlés par dix millions de personnes...
Diffusions : Jeudi 30 juillet à 20h35, dimanche 2 août à 18h00, samedi 8 août à 00h05, mardi 11 août à 16h45
Sa Costa del Sol, ses villages blancs, sa Sierra Nevada, sa terre rouge et ses cieux bleus… l’Andalousie fait rêver. Terre nonchalante et hospitalière on y pratique ardûment l’art de la sieste. Moment de quiétude avant la ferveur de la fiesta. Car là-bas, on ne dort pas...
Diffusions : Jeudi 6 août à 20h35, dimanche 9 août à 18h00, samedi 15 août à 00h35, mardi 18 août à 16h45
La Réunion fut découverte par les Portugais au début du XVIe siècle (1513). L'île Mascareignes (qui doit son nom au navigateur Portugais Mascarenhas), n'est vraiment exploitée qu'à partir de 1642, quand la compagnie française de l'Orient fondée par Richelieu en prend possession...
Diffusions : Jeudi 13 août à 20h35, dimanche 16 août à 18h00, samedi 22 août à 00h35, mardi 25 août à 16h45
Rome est le chef-lieu de la région du Latium et de la province de Rome. Sur son blason figurent ses couleurs officielles, l'or et le rouge pourpre, ainsi que les initiales SPQR. Celles-ci datent de la Rome antique et signifient Senatus Populus Que Romanus : « Le Sénat et le peuple romain »...
Diffusions : jeudi 20 août à 20h35, dimanche 23 août à 18h00, samedi 29 août à 00h05, mardi 1er septembre à 16h20
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Tags : Julie Andrieu | voyage | cuisine | nourriture | ingrédients | pays | spécialités culinaires



















(les 5 derniers commentaires sur 12 - Afficher tous les commentaires )
J'essaie, mais je ne parviens pas à m'habituer à Julie Andrieu, elle me semble froide et dérangeante, elle est comme un cheveu sur la soupe partout où elle va... ça doit être son côté barbie...
Magnifique reportage sur la Réunion! Le caractère authentique de l' île en a été sublimé! La culture réunionnaise au travers de ses traditions culinaires: impossible de ne pas y succomber! Bravo et merci!
J'étais en déplacement pendant toute le saison ! je n'ai pu voir que le Vietnam et Rome :( je suis un fan des émissions de Julie et j'aimerais bien les revoir. Pourriez vous les proposer en VoD? Merci
jaurais voulu revoir la video en entier sur l'ile de la reunion mais cela semble impossible sauf ne pas louper la rediff a des heure improbable pourquoi ne pas mettre toute la video au lieu des extrait inutile
Merci Julie pour ton excellente émission. Tu es superbe, sympa avec les gens en les aidant et tu ne te prends pas la tête. j' apprends plein de choses d'astuces et me servir des épices. Merci pour tout et continue longtemps*