FOURCHETTE ET SAC A DOS - TURQUIE
La série
Durée : 00:51:25
Réalisateur :
Avec la participation de : FRANCE 5
Production : HUCHER MATHIEU,ANDRIEU JULIE,COYOTE,J. A. PRODUCTIONS
Production déléguée :
Production exécutive :
Avec le soutien de :
Diffusions
Jeu. 18 septembre 2008 à 00:40, Dim. 08 novembre 2009 à 10:00
Mer. 18 novembre 2009 à 10:10
Synopsis
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Sommaire
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Découvrez le carnet de voyage de Julie Andrieu[modifier]
ACCEDER AU VOYAGE CULINAIRE INTERACTIF
Extrait vidéo du documentaire [modifier]
Quand on rêve de la Turquie, on se la représente avec des images bien précises. Un narghilé fumé nonchalamment en regardant la mer vraiment bleue, les bazars pleins de tapis et d’odeurs, étincelants de cuivres et de bijoux. Frontière de l’Occident et de l’Orient, il faut se rendre en Turquie pour se rendre compte d’abord que les clichés qu’on s’en fait sont conformes à la réalité, puis pour découvrir d’autres choses tout aussi étonnantes. Plus on s’écarte des sentiers battus, plus on l’aime : la Turquie est d’une richesse inépuisable.
Au fils des siècles, les femmes turques ont mis au point une cuisine riche et inventive. De plus, étant nomades à l’origine, les Turcs durent adapter leurs recettes aux circonstances et aux lieux. Leur cuisine s’est vue influencée, entre les XVe et XXe siècles, par celles des pays conquis par l’Empire ottoman. Les sultans ottomans attachaient une énorme importance à l’art culinaire. Il suffit pour s’en persuader d’aller visiter les immenses cuisines du palais de Topkapi.
Pour les femmes turques, la cuisine est à la fois un art et une affaire de famille. Comme dans tous les pays méditerranéens, c’est une cuisine de mères. Les recettes sont jalousement gardées, certaines cuisinières, d’ailleurs, meurent avec leurs recettes. En tout point exquise, la cuisine turque bénéficie des raffinements de la cuisine ottomane et d’une multitude d’influences étrangères. Elle tient aujourd’hui à la fois de ses origines nomades (avec l’utilisation du yaourt, de la viande grillée), agricoles (avec la présence du boulghour et des céréales) et aristocratiques (comme en témoignent le façonnage délicat de farcis, de feuilletés et de desserts). Riche, variée et très colorée, faisant largement appel aux légumes (aubergines et courgettes notamment), aux fruits, aux céréales (riz et blé) et à l’huile d’olive, elle est excellente pour la santé et proche des recommandations du régime crétois, appelé aussi « modèle méditerranéen », qui prône la diminution des risques de cancers et de maladies cardiovasculaires.
C’est une cuisine familiale simple et équilibrée, saine et savoureuse, et surtout très variée, avec des spécialités que l’on retrouve en Grèce, au Liban et en Iran. Bordée par quatre mers, la Turquie est réputée pour son répertoire culinaire riche en poissons. Grillés, farcis ou en brochettes, bars, espadons, maquereaux, sardines, rougets ou mérous sont à l’honneur, dévoilant des saveurs méditerranéennes délicates et raffinées.
La cuisine turque bénéficie de l'héritage ottoman et est à la charnière des saveurs asiatiques, orientales et méditerranéennes. En effet, la cuisine turque est une des plus riches dans le monde. Elle s'est enrichie grâce aux migrations des Turcs au cours des siècles, de l'Asie centrale à l'Europe. Parmi les éléments que les Turcs ont apportés d'Asie Centrale figurent le yaourt et la yufka (pâte feuilletée - phyllo) qui constitue la base du baklava et des böreks. Par sa position géographique qui permet une diversité climatique, la Turquie préserve le caractère hétérogène de sa cuisine. Toutefois, les traditions d'un passé lointain sont bien conservées. Parmi spécialités turques les plus connues on compte les dolma, döner et autres kebabs, mantı, beğendi, börek/beurek, pilav/pilaf, baklava et kadayıf. La cuisine turque est riche en pâtes, viandes, poissons, légumes et desserts.
Les habitudes alimentaires[modifier]
Les habitudes alimentaires sont façonnées en fonction du climat culturel, géographique, écologique et économique et du processus historique.
Quand on parle de la cuisine turque, il faut savoir qu’il est question des aliments consommés par les Turcs, de la manière de préparer les ingrédients, de les cuisiner et de les conserver ; des ustensiles et des techniques nécessaires dans ce contexte, de toutes les pratiques et croyances qui se sont développées autour du savoir-vivre à table et dans la cuisine.
La richesse de variétés de la cuisine turque est liée à de nombreux facteurs. En bref, les variétés de produits que proposent les territoires de l’Asie centrale et de l’Anatolie, les échanges culturels très diversifiés au cours d’un long processus historique, les nouvelles saveurs gastronomiques qui ont été mises au point dans les palais des Seldjoukides et des Ottomans ont joué un rôle prépondérant dans la nouvelle structure de la culture gastronomique turque. Dans les régions où la tradition est toujours respectée, l’endroit où le repas est préparé porte des noms comme « cuisine », « âtre » et « cuisinette ». Les aliments nécessitant une plus longue cuisson tels que le pain, les galettes et d’autres encore sont cuits dans un endroit à part dit « tandour », le « foyer ».
La cuisine n’est pas seulement un espace où sont préparés les mets. On y mange et séjourne en famille. La cuisine est une pièce à part dans les villes. Si elle est assez spacieuse, la famille y prend ses repas. S’il y a des invités ou si la famille est nombreuse, on mange dans un coin du salon aménagé en salle à manger. On observe aussi que certains quartiers des villes gardent encore la tradition de manger à même le sol.
On sait que pendant les dernières années de l’Empire Ottoman, on mangeait deux fois par jour, soit peu avant midi et le soir. De nos jours, on prend les repas le matin, à midi et le soir. Il faut y ajouter le souper pris notamment pendant les longues nuits d’hiver et le goûter qui se fait le plus souvent entre voisins.
Au petit déjeuner, on sert en général des olives, du fromage, du pain, des confitures, et des œufs. Ce repas, accompagné du thé, la boisson favorite, peut aussi comporter des tomates, des concombres, des piments et des saucisses épicées. Le petit déjeuner, dans les zones rurales, continue toujours d’être constitué de soupe, de lait, de miel et de raisiné.
Au déjeuner, on sert des mets en casserole, du potage et de la salade. Les plats de viande, les mets dont la préparation demande du temps ainsi que les desserts sont rares.
Un menu composé de soupe, d’un plat de viande, d’une salade et d’un dessert est propre au dîner. Le retour des membres de la famille de leur travail et leur réunion autour de la table en font la raison principale de l’abondance et du soin apporté au repas du soir. Au souper, lors des longues nuits d’hiver, on mange des fruits secs, des friandises et des fruits frais. Il faut y ajouter le thé comme boisson, les desserts tels que les pommes et les prunes sèches, les pâtes de fruits et les douceurs à la noix.
Plats incontournables[modifier]
Fort appréciées dans le pays, les soupes (çorba) réveilleraient un bataillon de janissaires et constituent toujours le premier mets proposé au cours d’un repas. Elles sont généralement suivies d’un plat de poulet ou d’agneau, de riz ou de börek, de légume cuits à l’huile d’olive, puis d’un dessert. La soupe aux tripes (iskembe) est très connue tout comme la yayla çorbasi, soupe à la menthe et au yaourt, la mercimek çorbas aux lentilles rouges, quant à l’ezogelin, c’est une spécialité de l’Est, au citron et légèrement piquante.
Les mezzès sont de magnifiques hors-d’œuvre que l’on retrouve en Grèce et au Liban. Servant à l’origine d’accompagnement au raki, le « lait de lion », un alcool anisé servi sur de la glace et allongé d’eau, les mezzès ont de nos jours acquis la dimension d’un véritable repas de fête.
Le mezzé est une tradition de la gastronomie levantine. Il s'agit d'un ensemble de plats (d'une dizaine à une centaine) servis à l'occasion d'une fête ou d'un repas de famille. Chaque mets est servi dans une petite coupelle de manière à pouvoir multiplier les choix. Il évoque l’Antiquité avec ses festins où l’on mangeait avec les doigts dans un assortiment de mets choisis. Le mezzé permet de goûter un peu à tout, de picorer en faisant des petites bouchées à l’aide du pain plat libanais ou à défaut avec la fourchette. L'éventail de plats servis à une table de mezze peut comporter une tranche de melon, du concombre au yaourt (cacık), des anchois de la mer Noire au vinaigre (hamsi), des épinards à l'ail (ıspanak), de la mâche au yaourt (semizotu), des crevettes (karides), des moules farcies (midye), des haricots blancs en sauce tomate (fasülye ou pilaki), des calamars frits (kalamar), un feuilleté au pastrami (pastırmalı börek) ou de la pâte de tomate pimentée (ezme), de la viande séchée, de la langue de bœuf, du tarama, de la purée de fèves, des calamars et moules farcies, des aubergines cuisinées (elles occupent une place prépondérante dans la cuisine turque), des feuilletés de viande et de fromage… La cuisine levantine est la cuisine traditionnelle de la région du Levant. Bien qu'elle soit maintenant divisée en plusieurs pays comprenant la Turquie, la Syrie, le Liban, la Jordanie, la Palestine et Israël, la région était une entité plus unie que durant la période qui précéda la chute de l'Empire ottoman, et durant laquelle elle sut partager plusieurs de ses traditions culinaires actuelles.
Outre les soupes et autres délices, la Turquie compte un vaste répertoire de spécialités grillées, à base de légumes farcis, de viandes en brochettes ou rôties, en ragoût, ou encore hachées et préparées en boulettes, et de poisson. Quand on parle de la cuisine turque, les étrangers pensent en général aux rôtis d’agneau ou aux chiches kébab tournant devant le feu ardent et non aux plats aux légumes qui sont tout aussi succulents que les mets en viandes. Avant de repartir dans leurs pays, les touristes achètent des brochettes sur les marchés d’Istanbul.
Les Turcs sont également friands de plats aux légumes. Nous pouvons affirmer que les mets turcs préparés avec des légumes variés flattent le palais.
Le farci est l’un des plus succulents. Pour ce plat, on n’utilise pas seulement des tomates, des courgettes, des aubergines, des artichauts et des céleris mais aussi des feuilles de vigne et de choux. La farce est préparée avec du hachis, du riz, de l’oignon et des fines herbes comme assaisonnements. Il y a aussi des mets farcis sans viande et consommés froids. Les pignons et les petits raisins secs en sont les ingrédients indispensables. De l’huile est ajoutée à ce mélange dont on farce les légumes ou les feuilles. Ces genres de farcis sont servis à température ambiante, ni très chauds ni très froids.
Il existe aussi des plats de pâte dits « börek » que tout bon cuisinier se plaît à préparer. Certains peuvent être garnis de hachis, mais le plus souvent, la farce contient du fromage blanc moelleux, des œufs et des feuilles de légumes hachées. Les végétariens peuvent ne pas y mettre de fromage ni d’œufs ; car les feuilles de poirée, de betterave et d’épinard et l’oignon hâché frits au feu doux peuvent servir d’ersatz. Les garnitures de börek peuvent être préparées parfois avec de la purée de lentilles, de pois chiches ou de pommes de terre.
Un autre groupe de mets turcs est constitué de plats aux légumes cuits à l’huile d’olive et servis à la température de la pièce. Les légumes frais ou secs sont cuits avec de l’oignon haché et des tomates et sont assaisonnés avec du persil ou de l’aneth.
Les mantis : les mantis, « raviolis » turcs farcis à la viande, illustrent le raffinement culinaire de ce pays. Selon des textes anciens, ce mets, haut en saveurs, était déjà très apprécié des nomades qui s’installèrent en Turquie. Toujours selon les historiens, ces derniers auraient appris la fabrication des pâtes des Chinois.
Après la prise de Constantinople, en 1453, on assiste au développement d’une gastronomie de palais, le sérail, qui puise dans les diversités régionales du vaste empire, la quintessence de son art où se conjuguent à l’infini subtilité et traditions.
Extrêmement populaires, ces minuscules pâtes fourrées de viande ou de farce se savourent en entrée chaude, lors des mariages, ou en plat principal le dimanche en famille.
La réussite de cette spécialité repose sur la confection de la pâte. Cette dernière doit impérativement reposer 45 minutes. A l’époque ottomane, les mantis étaient cuits à la vapeur. Aujourd’hui on peut également les cuire au four pour les faire dorer. En Turquie, les mantis se savourent toujours accompagnés de yaourt à l’ail et d’une sauce aux piments.
Le baklava est le roi des desserts turcs et mérite bien l’éloge grâce aux noisettes, aux pistaches et aux noix nutritives qu’il contient. Les autres desserts turcs sont aussi saupoudrés d’amandes, ou de pistaches finement hâchées.
Istanbul[modifier]
Istanbul (nom historique « Byzance » puis « Constantinople »), préfecture de la province du même nom, est la plus grande ville de Turquie avec 13 millions d'habitants . Située à cheval sur l’Europe et l’Asie, de part et d’autre du détroit du Bosphore, elle est généralement considérée comme européenne. Elle est au centre de l’une des plus grandes agglomérations du continent et constitue le principal pôle économique du pays. Elle est la seule ville au monde à être à cheval entre deux continents. Elle est considérée comme une sublime porte entre l'Europe et l'Asie.
Appelée aussi la Nouvelle Rome (d'ailleurs, comme Rome, Istanbul est fondé sur sept collines), Istanbul appartint tour à tour à la Grèce antique, à l’Empire romain dont elle fut la seconde capitale, à l’Empire byzantin, à l’Empire ottoman, puis, juste après la chute de celui-ci, à la Turquie. Les anciens noms de la ville, Byzance puis Constantinople, témoignent de cette histoire, et il y a peu d'autres villes ayant eu trois noms au cours de l'histoire. Du point de vue historique, on peut considérer qu'Istanbul est l'une des trois villes les plus importantes avec Athènes et Rome. Les habitants de Byzance étaient les Byzantins et ceux de Constantinople les Constantinopolitains.
Les habitants d’İstanbul sont les Stambouliotes.
Cesme[modifier]
À l'ouest d’Izmir, les vallées chaudes et fertiles s'étirent entre les versants cultivés des montagnes, et sur les rivages dentelés de la mer Égée, où la nature hospitalière a toujours facilité l'existence pour ceux qui y habitent. Fruits et légumes de toutes sortes abondent, ainsi que les meilleurs produits de la mer. L'huile d'olive est ici un produit de base utilisé dans les plats chauds et froids. Pêche, olives, vins (à Sardes), piment rouge, fraises (Manisa), algues et Mastic.
A 80 km d’Izmir, à l’extrémité de la péninsule, l’ancien village de pêcheurs de Cesme est encore fréquenté pour les thermes curatifs (à Ilica). C est devenu une importante station balnéaire. Un service de bac relie Cesme à Chios, d où on jouit d’une vue grandiose sur la mer Egée. Cesme est entourée de plages dont certaines ont des sources thermales chaudes qui jaillissent de la mer. Les visiteurs et les patients y affluent de tous les continents. Le village d’Ildiri est à voir pour son authenticité. Petite ville balnéaire, Çesme a su conserver le charme de ses belles plages de sable fin. Le climat y est de plus relativement frais comparativement à l'intérieur du pays. La ville de Çesme est dominée par la muraille d'une superbe forteresse génoise, construite au XIVe siècle pour commander le détroit de Chios. Une mosquée et un caravansérail y sont encore visibles. Çesme ainsi que toute la région qui l'entoure propose à ses visiteurs une spécialité culinaire hors du commun. La gomme arabique est ainsi une résine (mastic), qui sert aux gastronomes à parfumer certains plats et desserts. La confiture d'aubergine et de coquelicot font également partie des mets locaux.
Diyarbakir et sa région[modifier]
Diyarbakır est une ville du sud-est de la Turquie d’environ 589 000 habitants, préfecture de la province du même nom.
Plats de viande ou de légumes de la région[modifier]
Çig köfte : les boulettes de « viande crue ». La viande crue est battue et malaxée longuement avec des épices pour former ensuite des boulettes. Les épices et la malaxation font d’une certaine manière « cuire » la viande. Le « cigkofte » fait partie de la « street food » car on les vend dans la rue aussi bien à Istanbul que dans d’autres régions. Mais le pays d’origine de cig kofte est la région de Diyarbakir. Les habitués mettent ces boulettes dans une feuille de laitue, et mangent après avoir ajouté quelques gouttes de citron.
Mercimek köftesi
Boulettes de lentilles rouges aux herbes et aux oignons. Ca fait partie des repas préparés pour des réunions entre les femmes du même immeuble ou du quartier. Les femmes au foyer se visitent beaucoup entre elles en Turquie et elles font des repas spéciaux pour ces visites. C’est l’occasion de faire des commérages, de se plaindre des enfants et des maris, de s’entreaider et s’informer sur les derniers événements de quartier.
« Nar eksisi » et « Sumak eksisi »
Vinaigre de grenadine et vinaigre de sumac. Utilisé dans des salades mais aussi dans la fabrication des fameux dolmas (feuille de vigne, courgettes, choux ou aubergines farcies).
Kenger, Gulik, Ahbandir, Goris
Racine épineuse ramassée uniquement dans les champs ou les montagnes, le kenger annonce l’arrivée du printemps dans la région du Diyarbakir. Une fois ses épines nettoyés, il est cuit avec très peu d’eau et il peut ensuite être cuisiné avec de la viande en sauce. Il peut aussi entrer dans la préparation des omelettes, ou alors, être servi avec de l’huile d’olive et du yaourt. Son goût rappelle l’artichaut et il a une odeur étonnante. De nombreux habitants de la région gagnent leur vie en ramassant et vendant du kenger. Plante inconnus des restos, seulement cuisiné chez les habitants. Tout comme gulik, goris, ahbandir et d’autres plantes sauvages du printemps. Le nom scientifique du kenger est gundelia tournefortii. On lui reconnaît de grandes vertus antioxydantes ; il aide à lutter contre les maladies du foie. Lorsqu’il est transformé en gomme, il soigne les maux de gencives.
Cette une plante extrêmement ancienne, on en a retrouvé des traces sur le linceul de Jésus. Il aurait fait partie des plantes qui lui entouraient la tête lors de la crucifixion.
Kaburga dolmasi
Poitrine d’agneau farcie au riz épicé et cuisiné à feu doux pendant des heures. Spécialité autrefois réservée aux grandes occasions ou mariages, on le retrouve maintenant aussi dans des restos.
Içli kofte
Des boulettes de la pâte de boulgour farcies avec de la viande épicée et des noix. Spécialité longue à préparer, souvent cuisinée par plusieurs femmes pour des occasions spéciales.
« Kibe mumbar » et « kelle paça »
Des tripes farcies au riz épicé servie avec la tête de veau.
Kavurma
Viande confite et conservée dans sa graisse grâce à une cuisson très longue à feu doux. Cette viande délicieuse peut se conserver longtemps et entre dans la préparation des soupes, plats de légumes et omelettes.
Boissons[modifier]
Café de Menengiç : variété de pistache sauvage qui donne des petits fruits ronds et graisseux, le menengiç entre dans la préparation de nombreuses recettes, et même d’un savon. Le café de menengiç –fabriqué à partir des graines moulues de la plante- étonne les non habitués par son goût crémeux, proche du cacao et de la pistache. Très apprécié par les habitants de la région de Diyarbakir, il remplace avantageusement le café car contribue à réduire le mauvais cholestérol. Les jeunes pousses de menengiç sont aussi cuisinées avec des œufs. Quant au savon de la plante, il est réputé pour réduire la chute de cheveux. Plusieurs villages font la récolte de menengiç et fabriquent à la fois du café et du savon.
Café turc et la lecture du marc du café
Cuisiné à feu doux dans des petits récipients appelés « cezve » et qui nécessite une surveillance particulière pour sa mousse, le service du café turc est toute une cérémonie. Servi parfois avec des lokoums, boire du café turc devient un plaisir lorsqu’on est accompagné de quelqu’un qui peut lire l’avenir dans le marc du café. Pratique appréciée des jeunes filles qui s’amusent à voir dans la tasse des indices pour un mariage.
Sirop de meyan kökü
Variété de réglisse, le meyan kökü est une boisson rafraîchissante très appréciée en été. Les habitants de Diyarbakir adorent boire du sirop de meyan kökü vendu dans la rue et servi dans des tasses en cuivre.
Vin de Mahlep
La fabrication du vin est originaire de la Mésopotamie (dont fait partie la région de Diyarbakir), le vin y était fabriqué bien avant les côtes de la mer Egée. La région est très riche en variété de raisins. Les communautés chrétiennes (syriaques et arméniennes) continuent la fabrication artisanale du vin et produisent un vin spécial de « mahlep » (bois de sainte lucie). Avec ses arômes proche de la cannelle et de la vanille, le vin de mahlep fabriqué par les syriaques de Mardin et de Midyat est très prisé.
Ayran et le Yogurt de village
Les Turcs raffolent du ayran, boisson simple à préparer (à base d’eau, du yaourt et du sel) et qui accompagne de manière parfaite toute sorte de kébab. Les connaisseurs savent qu’un ayran délicieux nécessite du bon yaourt du village, fabriqué de manière artisanale. La région de Diyarbakir et de Hasankeyf propose des yaourts trouvables nulle part ailleurs, fabriqués et vendus par des paysans avec des méthodes centenaires. Des paysannes viennent vendre leur yaourt tôt dans la matinée dans la vielle ville de Diyarbakir.
Desserts[modifier]
Künefe et kadayif : la fabrication de ces desserts délicieux est tout un art. Tous les deux sont à base de cheveux d’ange, mais le künefe –un des rares desserts au fromage- est cuisiné sur demande et servi dans des assiettes en cuivre. Le Kadayif est au pistaches et aux noix. Incontournable lorsqu’un visite un ami ou une connaissance : selon les coutumes, l’invité doit absolument venir avec du kadayif.
Hasankeyf[modifier]
Village historique aux beaux monuments en pierre, situé au bord du Tigre, Hasankeyf sera englouti dans les années qui viennent par les eaux d’un barrage construit dans la région. Pourtant, en dehors de ses monuments historiques et son paysage superbe, ce village présente un mode de vie unique dans la région : les habitants vivent encore dans les maisons-cavernes (creusées dans la montagne). Ils fabriquent un yogourt au goût unique, à partir du lait de chèvre. Le Ayran (boisson à base de yogurt) fabriqué à Hasankeyf (les villageois bercent le yogurt, le lait, l’eau et le sel dans un récipient en cuir de chèvre) n’a pas d’équivalent.
Les autres épisodes de la série[modifier]
Julie Andrieu est partie à la recherche d'un certain Brésil, celui des villages reculés, des vieilles villes coloniales et des marchés populaires ; celui aussi du métissage des gens et des cultures, des saveurs et des odeurs, du mysticisme et du fatalisme. C'est d'un village de pêcheurs, dans la région de Bahia, Santiago de Iguape que ce périple commence. C'est là que débarquèrent les Portugais au XVIe siècle. Ce " Nouveau Monde " n'a rien perdu de son charme. Suivent Salvador de Bahia, Belém puis ultime étape sur l'île de Marajo, à l'embouchure de l'Amazone...
Diffusions : Dim. 20 juillet 2008 à 18:04:38, Dim. 07 septembre 2008 à 15:04:00
Dim. 14 septembre 2008 à 15:03:00
Julie Andrieu s'envole pour ce pays d'Afrique afin d'en tester les spécialités culinaires. Un programme chargé l'attend, ponctué de rencontres authentiques et de recettes typiques spécialement relevées ! Grâce à Geneviève, restauratrice, Julie va apprendre à préparer le n'dolé, une spécialité locale à base d'arachides, d'écrevisses, de feuilles de n'dolé bouillies (sorte d'épinards amers), d'oignons, d'ail et de brochet. Une fois le tout mixé, le n'dolé se mange avec de la banane plantain frite dans l'huile. Ensuite, après cette étape à Douala, Julie parcourt le pays. De la forêt équatoriale où elle rencontre une tribu de pygmés à une plantation de poivre, chaque étape sera nourrie de surprises...
Diffusions : Dim. 27 juillet 2008 à 18:04:22, Dim. 21 septembre 2008 à 15:02:00
Dim. 28 septembre 2008 à 15:02:00
Il existe deux types de recettes siciliennes : les recettes élaborées qui demandent des heures et des heures de travail et les recettes toutes simples mais très nourrissantes. Il y a en effet en Sicile une cuisine riche, dite cuisine des barons ou des “monzù” (nom issu de monsieur dont on désignait les cuisiniers) et une cuisine populaire. Autrefois, le signe extérieur de prestige des nobles et des riches était l’embonpoint et la goutte était la maladie des puissants. Tandis que les paysans, les pêcheurs et les mineurs, qui ne pouvaient guère se permettre de manger de la viande - sauf le dimanche où à l’occasion de quelque fête religieuse ou familiale - vivaient plus longtemps. La cuisine populaire : elle est saine, variée et parfumée ; elle est à base de légumes et pratiquement exempte de graisses animales (elle ne fait appel qu’à de l’huile d’olive crue pour l‘assaisonnement)...
Diffusions : Dim. 03 août 2008 à 18:04:13, Dim. 05 octobre 2008 à 15:00:00
Dim. 12 octobre 2008 à 15:00:00
Il faut une certaine acclimatation aux bonnes manières pour savoir apprécier la cuisine japonaise : ne pas marcher sur le tatami, enlever ses chaussures, ne pas planter ses baguettes dans le bol de riz. Et encore s'il n'y avait que ça !!! Effectivement, l'art culinaire nippon montre une telle diversité et complexité, entre un couteau spécifique pour chaque poisson et le wasabi. La preuve en images en compagnie de Julie...
Diffusions : Dim. 10 août 2008 à 18:02:05, Mar. 09 septembre 2008 à 04:28:00
Dim. 19 octobre 2008 à 15:00:00, Dim. 19 octobre 2008 à 19:00:00
Si le whisky et le haggis, la fameuse panse de brebis farcie sont des raccourcis trop faciles pour résumer les traditions culinaires écossaises, il semblerait que le tour d'Ecosse que Julie propose, d'Edimbourgh à Aberdeen, en passant par Islay, démontre en effet une très grande variété...
Diffusions : Dim. 17 août 2008 à 18:02:34, Jeu. 11 septembre 2008 à 00:35:00
Lun. 15 septembre 2008 à 05:28:11
Julie Andrieu arrive à Istanbul, une contrée riche en Histoire, une histoire faite de conquêtes et d'invasions, qui, bien évidemment, ont laissé leur accent épicé dans la cuisine du pays, une cuisine métissée faite d'influences grecques, italiennes, arabes, mongols... C'est le royaume des vendeurs de Street food, ces vendeurs ambulants portant sur leur tête de gros plateaux en argent recouverts de simits ; des gargotes spécialisées dans les midye dolmas, ces fameuses moules farcies du Bosphore, ou encore le kokorec... Julie est invitée à un repas de famille, au menu : dolmas (feuilles de vigne et autres légumes facies), böreks (feuilletés aux légumes et fromage), mercimek köfte (boulettes de lentilles rouges), kisir (plat au boulgour ressemblant au taboulé) et manti (raviolis turcs)... Puis, dégustation de confiture aux pistaches et glace au mastic, à Cesme, près de la côte égénne, et de loukoums et café turc au bord du fleuve du Tigre. Enfin, visite d'une maison troglodyte avant de goûter au yogourt à base de lait de brebis, à partir duquel on fabrique la boisson l'Ayran.
Diffusions : Dim. 31 août 2008 à 18:02:40, Lun. 15 septembre 2008 à 16:31:10, Mer. 24 septembre 2008 à 00:35:32, Jeu. 25 septembre 2008 à 00:34:00
Tags : cuisine | nourriture | ingrédients | pays | marchés | Istanbul | Cesme | Diyarbakir | Hasankeyf












(les 2 derniers commentaires sur 2 - Afficher tous les commentaires )
Je ne suis pas d'accord avec vous. Je trouve que cette émission est simple et elle nous permet de voir un pays comme nous pourrions le visiter sans que des prises de vues trop arrangées nous montrent un paysage que nous ne pourrions pas retrouver si nous y allions. Et elle reste elle même! Avec une mentalité de Française car c'est ce qu'elle est et c'est la réaction que nous aurions tous avec notre mentalité et notre niveau de vie. Emission simple et réaliste. Biensur il y pourrait y avoir des améliorations comme partout. Bonne continuation.
Cette série documentaire est une horreur en la matière. L'encrage culturel est négligée. Julie Andrieu est fade et loin d'être une baroudeuse ou vrai aventurière. Utilisez donc un peu plus d'imagination. A quoi bon faire une série sur le voyage et garder sa mentalité de vrai français. Elle pourrait au moins laisser sa chance à la nourriture locale. En tant que voyageuse, j'en ai mangé des choses différentes, principalement, la rriture de la rue. Il faut s'imerger dans la culture pour pouvoir l'apprécier à sa juste valeur. Par example, une popussa du Salvador ou le pho (feu) du Vietnam est bien plus qu'un simple repas, mais une lesson de culture. La nourriture est aussi bien meilleure qu'elle ne le laisse paraitre. De plus, il y a vraiment un probleme de communication. leti