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SOURDS ET MALENTENDUS

La série

Auteur :
Durée : 01:10:00
Réalisateur : LEMOINE BENOÎT
Avec la participation de :
Production : GAESSLER CAROLE,MFP (MULTIMEDIA FRANCE PRODUCT
Production déléguée :
Production exécutive :
Avec le soutien de :

Diffusions

Mar. 03 mars 2009 à 20:35, Mer. 18 mars 2009 à 01:25

Synopsis

Sourds et malentendus. Documentaire de 71' écrit par Sandrine Herman et Igor Ochronowicz, réalisé par Igor Ochronowicz et produit par Point du Jour, avec la participation de France 5. Etre sourd, ce n'est pas simplement ne pas entendre... Mais savons-nous vraiment qui sont les sourds ? Nos représentations sont diverses, mais pour les sourds les barrières de communication avec le monde entendant créent de grandes frustrations et parmi elles, un besoin énorme de dire : " qui nous sommes ". C'est la raison pour laquelle Sandrine, sourde de naissance, a choisi de raconter son histoire avec la volonté de nous faire partager sa vision du monde avec un regard de l'intérieur. En suivant son parcours de la naissance à l'âge adulte et au fil des témoignages, nous découvrons un univers où rien n'est facile pour Sandrine : le regard des autres, la scolarité, les apprentissages, la rééducation, la socialisation. Tout conduit à vouloir réparer cette petite fille, à faire en sorte qu'elle se rapproche de la norme : entendre et parler. Et s'il y avait une autre voie possible ? Ce film propose une rencontre avec un monde où la langue des signes est bien vivante, où la langue est porteuse d'identité, d'histoire et de culture. " Mais il n'y pas deux mondes ", comme nous le dit Sandrine, " les sourds et les entendants peuvent vivre ensemble et s'accepter avec leur différences. "Invités : Sandrine Herman, auteure de "Sourds et malentendus" et rédactrice en chef de l'émission "L'oeil et la main", Jérémie Boroy, personne sourde qui parle et signe, président de l'Union Nationale pour l'Insertion Sociale du Déficient Auditif et le docteur Jean Dagron, de l'unité d'accueil et soins des sourds, à l'hôpital la Conception à Marseille,qui a initié la première consultation de ce type à la Salpêtrière en 1994.(Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants) Image ci-dessus : ©Point du jour

Vidéo : débat autour du documentaire [modifier]

Carole GAESSLER   © Nathalie Guyon / France 5
Carole GAESSLER
© Nathalie Guyon / France 5
Carole Gaessler aux commandes de cette émission spéciale

Pour accompagner la diffusion du documentaire, Carole Gaessler reçoit Sandrine Herman, auteure du film et rédactrice en chef de l'émission L'Œil et la Main ; Jérémie Boroy, président de l'Unisda (Union nationale pour l'insertion sociale du déficient auditif), sourd qui parle et signe, et le Dr Jean Dagron, de l'Unité d'accueil et soins pour les patients sourds, à Marseille. Ils débattent d'identité, d'éducation, d'oralité et de signes, d'emploi, de centres-relais, de discrimination ou encore d'intégration.




Retrouvez sur ce player le débat en trois parties


Article de France 5 [modifier]


Comment permettre aux sourds de ne plus être considérés comme des handicapés ? Pour en débattre, France 5 propose une soirée spéciale avec Carole Gaessler, qui donnera la parole à ses invités autour de la diffusion de Sourds et malentendus. A travers le récit de Sandrine, sourde de naissance, ce film propose une rencontre avec un monde où la langue des signes est porteuse d'une identité et d'une culture, où sourds et entendants peuvent vivre ensemble en acceptant leurs différences.

Sandrine Herman  ©Point du jour
Sandrine Herman
©Point du jour
« J'ai envie de vous montrer qui je suis. » Face à la caméra, Sandrine Herman a voulu nous permettre d'entrer dans la peau de la sourde qu'elle est. En déroulant le fil de sa vie, illustrée par des reconstitutions, elle donne à voir, à sentir, à comprendre avec finesse et humour ce dont la plupart des entendants n'ont pas conscience. Les reportages parmi les sourds — enfants, adolescents et adultes — et les éclairages de spécialistes intervenant en milieu médical ou scolaire complètent cette approche d'un univers méconnu, et souvent source de malentendus.


Dans cette école primaire, les enfants sourds sont scolarisés avec les enfants  entendants. L'enseignement est bilingue. A gauche l'institutrice, à droite, Pascal Courtin, enseignant du service d'éducation bilingue.  ©Point du jour
Dans cette école primaire, les enfants sourds sont scolarisés avec les enfants entendants. L'enseignement est bilingue. A gauche l'institutrice, à droite, Pascal Courtin, enseignant du service d'éducation bilingue.
©Point du jour
Le premier repose sur l'usage qui a fait des sourds des « malentendants ». « Est-ce que vous êtes "mal-homme" ou… "mal-femme" ? Imaginez que vous passiez une vie à être défini par une idée que la majorité a de vous dans le "mal-quelque chose"… » s'étonne un enseignant. Pour Sandrine, le malentendu a commencé dès son plus jeune âge, lorsque ses parents ont perdu le lien avec elle le jour où ils ont compris qu'elle était vraiment sourde. « La plupart du temps, être atteint de surdité, c'est être véritablement handicapé du langage de la parole, explique le psychanalyste André Meynard. Ceci est bien sûr complètement abusif et tout à fait partial, puisqu'un petit enfant est parfaitement à même de prendre parole au travers de la gestuelle…

Dès lors qu'on lui en donne la possibilité. » Une dimension majoritairement absente du discours médical servi aujourd'hui aux parents désemparés que l'on veut rassurer. « La manière dont le dépistage a été organisé conduit à penser que la surdité est une maladie qui se soigne et qui se guérit », explique le Dr Benoît Drion, coordinateur du réseau Sourds et Santé en région. « On dénie la surdité, on fait comme si l'enfant n'était pas sourd, comme s'il allait un jour ne plus l'être. »


Une langue longtemps interdite

Dans cette école primaire, les enfants sourds suivent un enseignement spécialisé. Le projet pédagogique repose sur le français oral.  ©Point du jour
Dans cette école primaire, les enfants sourds suivent un enseignement spécialisé. Le projet pédagogique repose sur le français oral.
©Point du jour
Pour Sandrine, le chemin de l'oralité souhaité par ses parents va suivre les détours d'un parcours du combattant. Seule sourde dans un milieu d'entendants, elle perd pied peu à peu et s'enferme dans sa bulle. « Quand j'étais petite, je pensais que les gens communiquaient par télépathie. Alors j'envoyais des messages avec ma tête… mais ils ne me répondaient pas. Alors j'ai été voir du côté de la nature. L'arbre me disait qu'il allait me protéger… La pluie me disait que c'était la fête… » Elle vit la pose d'appareils auditifs comme une intrusion physique violente. Le salut viendra plus tard, lors de son entrée dans une école spécialisée pour sourds. « Toutes mes peurs sont parties... J'avais 9 ans, c'est la première fois que j'ai eu une amie. »

Longtemps, la langue des signes a été interdite aux sourds pour les obliger à parler. Aujourd'hui, même si elles sont encore rares, des écoles bilingues permettent la scolarisation d'enfants sourds avec des enfants entendants. Une expérience qui a prouvé son efficacité. « C'est vraiment important qu'ils soient à l'aise dans leur expression signée », remarque un enseignant sourd. Ce qui l'est tout autant, c'est la rencontre de deux mondes qui apprennent à se connaître et à partager. Pour Sandrine, le choix devient très clair à l'adolescence. Trop de frustrations familiales la décident à « couper sa voix » et à ne plus s'exprimer qu'en langue des signes. Elle trace désormais son chemin toute seule et, des scènes de théâtre à la télévision, elle choisit de militer « pour que les sourds soient reconnus, qu'ils participent à la société ». Un combat relayé dans ce documentaire qui tend à montrer que les sourds ne sont peut-être pas toujours ceux que l'on croit…


Source : magazine des programmes de France 5

« L'Œil et la Main »

Seule émission en langue des signes du paysage audiovisuel français, L'Œil et la Main, produite par Point du Jour, s'adresse aussi bien aux sourds qu'aux entendants. Présentée par Daniel Abbou et Isabelle Voizeux, chaque émission de 26' est consacrée à un thème illustré par un film documentaire ou un reportage. L'objectif est de mettre en images le point de vue de sourds et de porter un regard différent sur le monde. Diffusion : lundi à 8 h 30 (sauf le premier lundi du mois). Rediffusion : samedi à 22 h 30 (sauf le premier samedi du mois).

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COMMENTAIRES

(les 5 derniers commentaires sur 70 - Afficher tous les commentaires )
photo Par Anonyme, le 14/04/09 à 15:06
surds et malentendants
pourquoi ne parle-ton-pas de la gene des fonds de musiques dans les films ou series qui couvrent les paroles ainsi que les jeunes acteurs qui mangent la moitié des mots mreçi
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photo Par Anonyme, le 10/03/09 à 11:26
LSF et maladie rare - rediffusion
Bonjour, Je suis représentante pour la France de la fondation américaine 22q13.org qui regroupe plusieurs centaines de familles concernées par une maladie rare, la délétion 22q13. Certains enfants atteints, apprennent la langue des signes pour compenser leurs difficultés, voire leur incapacité d'élocution. C'est le cas de ma fille et donc de toute la famille. Ce mode de communication a été un immense déclic pour elle qui a pu, à partir de l'apprentissage de ses premiers signes, commencer à se faire comprendre des autres. Je suis donc très intéressée par la rediffusion ou la possibilité de visionner l'émission sur le net. Pour moi et bien d'autres familles concernées par cette maladie rare. Merci. Frédérique http://lemondedecamille.free.fr
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photo Par Anonyme, le 09/03/09 à 18:06
Pour info
Pouvons nous revoir cette émission sur le net ? merci de répondre assez vite vu que cela fait déjà une semaine que l'émission a été diffusée. Merci d'avance
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photo Par Anonyme, le 08/03/09 à 22:59
qques mots d'une orthophoniste
Je suis une orthophoniste nouvellement retraitée après près de 40 ans d'activité auprès d'enfants sourds et de leurs familles, dont 25 ans au sein d'un Centre d'Action Médico-Sociale précoce spécialisé pour la surdité, en Seine-saint-Denis. C'est pourquoi j'ai été stupéfaite d'entendre à plusieurs reprises au cours de l'émission qu'il n'y avait rien en France pour accompagner les familles après le diagnostic, ni pour les enfants avant l'âge de trois ans. Jérémy Boroy en tant que président d'association et Sandrine Herman en tant que rédactrice en chef de "l'oeil et la main" ne peuvent tout de même pas ignorer l'existence des CAMSP, et aussi des SAFEP (services d'accompagnement familial et d'éducation précoce) obligatoires depuis qques années dans les établissemants spécialisés! Et compte tenu de l'âge que je peux supposer être celui de Sandrine Herman, je m'interroge sur son parcours: pourquoi un appareillage si tardif et agressif? comment a-t-elle pu rencontrer des orthophonistes aussi nulles? et comment se fait-il, pour couronner le tout, qu'elle soit tombée sur un établissement spécialisé qui en soit encore à taper sur les mains des enfants pour les empêcher de signer alors qu'on était en plein dans l'époque où la LSF retrouvait droit de cité (grâce à Simone Veil qui avait entendu les revendications des adultes sourds) et où un grand nombre de professionnels prenaient des cours et menaient des réflexions autour de la notion de "communication totale" et de bililguisme? Je veux préciser aussi que le diagnostic en maternité est loin d'être systématisé, le comité d'éthique a d'ailleurs rendu un avis défavorable, considérant en particulier le danger de rupture du lien mère-enfant à la suite d'un diagnostic TROP précoce. Pour en revenir à l'éducation précoce et l'accompagnement familiai, il va de soi qu'un bébé sourd est avant tout un bébé avec des besoins de bébé. Au sein d'une équipe pluridisciplinaire, le rôle de l'orthophoniste est, entre autre, de donner à la surdité sa juste place, de montrer les capacités communicationnelles de l'enfant, de restaurer la compétence parentale parfois mise à mal par le diagnostic. Il va de soi également que le signe a toute sa place dans cette démarche. Il va de soi enfin que la pratique avec des enfants si jeunes passe par le jeu et le plaisir de l'enfant. Le projet s'élabore au décours de la prise en charge, en équipe et avec la famille, au plus près des besoins de CHAQUE enfant. Voilà, je suis une orthophoniste qui a beaucoup donné, beaucoup aidé, mais aussi beaucoup appris et évolué, qui n'a jamais trouvé malin de faire répéter des mots "comme un perroquet" à des enfants, qui a toujours pensé que sa mission nécessitait compétence et humanité, qui a toujours cherché à se montrer digne de la confiance que les familles lui témoignaient ... et qui a passé de nombreuses heures à "jouer" avec des tout petits en compagnie des mamans et des papas. Et heureusement, je ne suis pas unique en mon genre!! Danielle
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photo Par Roger SPM, le 08/03/09 à 17:24
REdiffusion sur France5
Bonjour, Finalement il est prévu une rediff Jeudi 19 mars 2009 au matin à 1h25 plus précisément (source grille des programmes de F5). Comme aurais JC Averty "tous a vos k7"
1 réponse(s) | Répondre
Dernière modification de cette page le 9 mars 2009 à 17:33
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